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Deux jours après son retour au pays, le Pr. Dioncounda Traoré, président de la transition s’est adressé à la nation. Il s’est sublimé et appelé au dépassement de soi de la part de chacun.

« Je n’ai d’autre combat que le vôtre, pour une vie libre, sereine, digne et prospère. Oui, je dis avec fierté aujourd’hui que je n’ai jamais triché avec ce pays, jamais pris la part d’autrui, jamais violé ni les principes, ni les normes, ni les consensus auxquels je suis parti, ni mes convictions pour la démocratie, la justice et la solidarité. Telles sont mes valeurs et mes convictions profondes, telles elles le resteront ».

Pour le président Dioncounda, « chacun et chacune d’entre nous a une dette envers le Mali. Il est grand temps pour chacun et chacune d’entre nous de payer une petite part de cette dette, de payer ne serait-ce qu’une toute petite part.

Ce n’est pas demander l’impossible. Il s’agit ici d’une idée, là d’un peu de sincérité, ici de solidarité, là de détermination pour ensemble arriver à proposer les justes réponses aux défis du jour et aux bégaiements de l’Histoire. Aucune des épreuves que nous connaissons depuis le début de l’année n’est une fatalité pour une terre de solidarité, d’indulgence, de sacrifices et de dignité. Nous avons été la terre de ces valeurs fortes ».

Pour ce faire, il fait des propositions concrètes : dans le cadre de la sécurisation des institutions de la transition, il propose que l’on fasse confiance à nos porteurs d’uniformes. Pour ce qui est de la conduite de la transition, Dioncounda propose un « Haut Conseil d’Etat (HCE) constitué du président de la République et de deux vice-présidents chargés d’assister le président dans l’accomplissement des missions de la transition ».

L’un des vice-présidents représentera les forces de défense et de sécurité et à ce titre, il présidera notamment le Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité et s’occupera de toutes les questions militaires concernant le Nord du Mali. L’autre vice-président représentera les autres composantes des forces vives de la nation.

En plus du gouvernement à remanier, il souhaite un Conseil national de transition (CNT) ayant une compétence consultative et regroupant les représentants des partis politiques présents ou non à l’Assemblée nationale et des représentants de la société civile. Il sera piloté par le vice-président représentant les forces vices.

Il ajoute : « Je vous en donne l’assurance, dans très peu de temps, le Mali sera débarrassé de l’irrédentisme, du narcotrafic et du terrorisme religieux, de toutes les formes d’insécurité qui mettent en danger la paix des citoyens. Notre pays reviendra à lui-même ».

A. Kalambry

30 Juillet 2012