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Le processus démocratique malien est très complexe, en raison du fait qu’on assiste à des périodes de grandes agitations politiques, dans les seules objectifs se limitent à la défense de certains intérêts sordides d’acteurs politiques en mal de sensations. En effet, la démocratie suppose l’existence de deux blocs principaux: la mouvance présidentielle et l’opposition.

Une expérience vécue au début du processus démocratique au Mali pendant la décennie de gestion du pouvoir par l’Adéma, mais qui, au file du temps, a été abandonnée par les composantes de la classe politique au profit d’une gestion partagée avec l’arrivée d’ATT au pouvoir.


L’ADJ à la croisée des chemins

Mais, la cohabitation n’a pas été facile compte tenu des divergences de vues et d’intérêts. D’où la reprise de l’animation de l’opposition. Ces clivages ont généré toutes sortes d’opposants au Mali, puisqu’au-delà des partis politiques, certains acteurs politiques ont estimé qu’il serait possible pour eux d’atteindre, dans un cadre associatif les objectifs qui sont demeurés vains.

C’est ainbsi qu’il a été mis sut les fonts bâtismaux l’Association pour la Démocratie et la Justice dont le sigle est ADJ. Les initiateurs de l’association ont fait un grand tapage en ouvrnt une list des adhérents dont le nomlbre ne cessait de croître et qu’on ne cessait de publier dans les journaux.

C’était une manière pour eux de faire croire à l’opinion publique nationale et internationale que la mobilisation était de leur côté, mais à quelle fin? Aujourd’hui, cette question a tout son sens, puisque simplement l’ADJ est à la croisée des chemins.

La paradoxe ADJ

C’est ainsi que des cadres de plusieurs partis se sont retrouvés dans le cadre de l’association dénommée Alliance pour la Démocratie et la Justice (ADJ).

Curieusement nombre d’entre eux étaient issus de partis qui soutiennent la gestion du pouvoir par ATT. Ainsi, pendant, un bon moment, il y a eu beaucoup d’agitations, surtout de critiques de la gestion des affaires publiques par le pouvoir ATT dont leurs formations sont parties prenantes.

N’était-ce pas un paradoxe? En tout cas, les leaders de certains partis politiques ont pris leur responsabilité face à cette cabale orchestrée alors contre le pouvoir en place. En fait, il s’agit ni plus ni moins que de la maladresse d’acteurs politiques en manque de popularité, et une manière pour eux de contester les décisions et orientations de leurs partis respectifs.

Heureusement que tous les leaders politiques n’ont pas cautionné la pratique qui, en réalité, au lieu de conforter les partis, de les rehabiliter comme ils aimaient à dire, ne faisaient qu’étaler les divergences de vues et d’intérêts au sein des partis, dont la cohésion du reste, était menacée.


Une association ne eput se substituer à un pari

L’évolution de la situation politique nous le confirmera. En effet, on se souvient que ces derniers moments, l’Adéma qui est un partenaire stratégique du pouvoir, a eu maille à pârtir avec des représentants des associations, et singulièrement le Mouvement Citoyen, qui soutient au même titre que l’Adéma, la gestion du pouvoir par l’Adéma.

Pour les ténors du parti, notamment son président, une association ne saurait être un égal à un parti politique. Cela est une vérité qui blesse, mais il n’y a rien à faire. Les initiateurs de l’ADJ ne l’ont-ils pas appris à leur dépens? D’ailleurs, au sein de l’opinion publique on se demande ce qu’ils sont devenus.

L’histoire retient que, depuis la création du FDR, l’ADJ semble avoir disparu de la scène politique, en tout cas, ses ténors sont devenus muets et il n’est même plus évident qu’ils aient les mêmes positions, les mêmes ambitions.

D’ailleurs, certaines accusations des ténors de l’ADJ ne ressemblent qu’à des aveux de laxysmes constatés au sein des partis. Toute chose qu’ils expliquaient pour accuser les autres comme s’ils n’avaient pas des rôles à jouer au sein de leurs formations politiques respectives.


Que voulaient au juste les animateur de l’ADJ

Dans tous les cas, l’expérience a démontré que les acteurs politiques n’ont de cadre idéal d’action que les partis et quand ils vont au-delà, cela n’est ni plus ni moins que l’expression de villégiatures. Ils auront animé la galérie, attiré l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur leurs personnes sans que cela ne leur permette de renforcer leur crédibilité et leur audience.

En plus, leur prétention qui était la réhabilitation des partis politiques est tombée en désuétude. En fait, l’objectif de ces acteurs politiques animateurs de l’ADJ n’était autre chose qu’une tentative de déstabilisation du pouvoir, surtout lorsqu’ils insinuent une certaine banalisation du pouvoir.

Il faut simplement retenir que les animateurs de l’ADJ n’étaient autres que des acteurs politiques en manque de popularité au sein de leurs partis et qui pensaient pouvoir ainsi laver leur blason sali par leurs propres turpitudes. Mais, vaine tentative, si bien que la création de cette association politique n’est ni plus ni moins qu’une erreur politique, puisque les ambitions dont la principale qui consiste à réhabiliter les partis politiques sont vaines.

Ainsi, nous ne nous étions pas trompés en disant, en son temps, que cette association n’avait pas une vision claire et qu’elle n’arriverait à rine qui serait de nature à apporter une contribution de qualité à notre processus démocratique. Les constats sont là aujourd’hui.


Moussa SOW

14 Juillet 2008