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Beaucoup de bruit pour rien. C’est le titre d’une comédie de Shakespeare, un auteur britanique. En proverbe, l’expression veut dire qu’une affaire insignifiante a pris des proportions excessives. Voilà resumé le spectacle auquel l’ADEMA se donne actuellement.

Il n’y a pas de jour qui se passe sans qu’on n’entende par-ci, par-là que des gens ont adhéré à l’ADEMA. Et à chaque mouvement, le parti de l’Abeille Solitaire, emblème de l’ADEMA s’est toujours assuré des services des médias, cela pour faire croire à l’opinion que le parti est en ce moment adulé par le peuple. Ce qui n’est pas vrai.

Jusqu’à quand les barons de l’ADEMA vont-ils arrêter de se marrer? Cette campagne machiavélique qui vise à saper le morale de son concurrent le plus sérieux aux élections générales de 2012 est doublée, voire triplée de processus de renouvellement des structures de base du parti, la levée des sanctions qui frappaient certains leaders du parti pour indiscipline vis-à-vis des textes et l’activisme d’anciens ministres qui avaient pris du recul.

A l’heure du bilan, on verra bien ce que cela va donner. En attendant, le peuple de l’ADEMA doit bien méditer sur ce proverbe qui stipule que “qui trop embrasse mal étreint”. Autrement dit: celui qui entreprend trop de choses à la fois n’en réussi aucune.

L’independant FARKO , un naint politique

Le samedi 10 mai 2008, le siège de l’ADEMA a abrité la cérémonie d’adhésion de l’indépendant FARAKO qui a décidé de militer désormais au PASJ. Ce groupe, présidé par un arbitre à la retraite, M. Sidi Bekaye Magassa n’est que l’ombre de lui même. Les habitants de la commune III du District de Bamako sont les mieux placées pour juger du poids politique de l’indépendant FARAKO.

En effet, l’indépendant FARAKO est l’un des groupes d’indépendants qui ont participé aux élections communales de mai 2004 en commune III du District de Bamako en compagnie d’autres groupes d’indépendants plus des représentants des partis politiques. A l’arrivée, FARAKO n’a même pas eu un seul conseiller sur 37 posibles.


Le conseil communal en commune III

Le conseil communal comprend 5 partis politiues à savoir: l’Adéma, le CNID, le RPM, le PARENA et la CND et deux groupes dindépendants qui sont le Mouvement Citoyen et l’AFP. En commune III, les élections communales de mai 2004 furent caractérisées par la floraison de groupes d’indépendants qui, au départ, ont tous milité au sein des partis politiques.

Quand il s’est agi de dresser la liste de candidats devant représenter les partis politiques aux élections communales, ils n’ont pas été tout simplement retenus. L’ADEMA est très bien placé pour dire pourquoi ceux-ci n’ont pas figuré sur la liste du parti. Où s’ils ont été retenus, la position qu’ils ont occupé sur la liste n’était pas du tout confortable.

Peut on faire confiance à FARAKO?

Pour assouvrir leurs ambitions personnelles, ils ont préféré quitter le parti et se présenter en indépendants. Il ne s’agit là ni plus ni moins que d’une question de discipline au sein des partis. Si ces mêmes indépendants retournent aujourd’hui à l’ADEMA, rien ne dira qu’ils ne pourront pas le quitter à l’approche des élections si jamais leurs ambitions ne trouveront pas d’échos favorables à l’ADEMA.

Et le jeu auquel l’Alliance pour la Démocratie au Mali se prête en organisant à tout bout de champs des cérémonies d’adhésion n’est que de la poudre aux yeux. Il vise à saper le moral de son concurrent politique le plus sérieux aux élections générales de 2012.

L’ADEMA veut faire croire à l’opinion qu’il est en ce moment adulé par le peuple. Ce qui n’est pas vrai. L’opinion garde encore en mémoire les 10 ans de son règne de l’ADEMA. Si la politique a perdu toute crédibilité au Mali, l’ADEMA y est pour quelle que chose car, c’est lui qui a dirigé le Mali durant 10 ans (1992-2002).

Dioncounda mélange les pédales

RIen ne sert de courrir vite dans une course de fond, il faut seulement aller à temps. Les élections ne sont pas une course de vitesse mais de fond. Actuellement, le président de l’ADEMA, M. Dioncounda Traoré donne l’impression d’avoir melangé les pédales.

On ne peut pas faire tout et tout de suite: renouvellement des structures sections, sous-sections, comités du parti, faire la cour à de nouveaux militants, lever des sanctions disciplinaires, cas de Soumeylou Boubèye Maïga et autres.

L’ancien président Alpha Oumar Konaré n’a jamais souhaité avoir deux fers au feu contrairement à Dioncounda qui a mis au feu plus de trois fer. Au moins qu’il soit plus compétent que M. Konaré, ce qui reste é prouver.


Daba Balla KEITA

12 Mai 2008