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Depuis les élections législatives de 2007, l’initiative de reformation de l’ADEMA originelle, enclenchée à partir de 2005, à travers la récupération des partis politiques sortis de ses entrailles, est en passe de se concrétiser lentement, mais sûrement. En témoignent le soutien du RPM au parti de l’Abeille, lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale, et la déclaration de Dioncounda Traoré, lors d’une récente rencontre du Comité exécutif.

Le temps finira t-il par donner tort à ceux qui avaient estimé que le RPM et l’ADEMA ne se retrouveront plus, encore moins souffler dans la même trompête? Dans tous les cas, des signes dus aux réalités du terrain politique présagent une probable retrouvaille entre Ruchers et des Tisserands.

Faut-il le rappeler, le président du RPM, Ibrahim Boubacar Kéïta, en plus d’accorder son soutien au président de l’ADEMA, Dioncounda Traoré, pour le Perchoir de l’Hémicycle, avait adopté un comportement inhabituel face à ce dernier.

Et le parti de l’Abeille, notamment son président, qui a saisi cette occasion inespérée pour s’approcher davantage du parti du Tisserand, est en train d’entretenir ladite occasion à travers ses différentes déclarations à l’intention des membres du Comité exécutif de son parti.

Ainsi, apprend-on, lors d’une récente rencontre au sommet de son parti, Dioncounda Traoré aurait indiqué que pour retrouver sa force d’antan, l’ADEMA devrait reconquérir, ou du moins récupéré, si possible, toutes ces ressources humaines qui ont quitté le parti, soit au profit d’un autre, soit pour créer un autre parti: allusion faite au RPM.

Pour débattre des questions de cette configuration originelle du parti, le CE ADEMA se réunira en session extraordionnaire dans les tout prochains jours, selon nos informations.

Si l’hypothèse d’une éventuelle retrouvaille ADEMA-RPM venait à se réaliser, ce serait un coup dur asséné à l’URD qui a déjà entamé ses tractations dans la perspective des échéances de 2012.

Et pour cause : aucune formation politique, ni aucun regroupement politique, ne pourra se targuer de tenir électoralement tête à un ADEMA et un RPM réunis. Le parti de la “poignée de mains” laissera- t-il alors aux deux partis toute la latitude de s’approcher mutuellement?

Selon nos sources, le parti de la “poignée de mains” a déjà commencé des manoeuvres afin que les militants des deux partis -ADEMA et URD- n’adhèrent pas à une telle initiative. Pour ce faire, elle ne cesse de rappeler les querelles, scissions et autres difficultés qui ont entaché les relations entre les deux partis.

Moussa TOURE

29 octobre 2007.