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Les péripéties et autres rebondissements des primaires ADEMA sont terminés le vendredi 22 juillet. En effet, le président du parti, Dioncounda Traoré, a gagné la bataille. Il confirme ainsi son leadership que certains ont voulu lui contester.

jpg_un-4.jpg Tous les six autres candidats (Ibrahima N’Diaye, Sékou Diakité, Marimanthia Diarra, Harouna Bouaré, Ousmane Traoré et Tiéoulé Konaté) ont fait le deuil de leurs ambitions, suite à la proposition de la commission de conciliation, présidée par le 4ème vice-président, Oumarou Ag Ibrahim. C’était le vendredi 22 juillet, dans la salle de réunion du Comité exécutif, à Bamako-Coura. En présence des postulants aux primaires ADEMA, des membres de la direction du parti et ceux de la commission de bons offices. Dans le rapport présenté par cette instance, Dioncounda Traoré a été considéré comme le  » meilleur de tous « .

Les candidats malheureux se sont inclinés devant ce choix. Avec élégance. Puisque tous ont juré la main sur le cœur qu’ils suivront Dioncounda Traoré et qu’ils ne le trahiront pas. Le premier intervenant, Marimanthia Diarra, réputé pour ses coups bas, a d’abord présenté ses excuses à la commission de conciliation et a retiré publiquement sa correspondance dans laquelle, il dénonçait un certain nombre de choses et avertissait qu’il ne reconnaitra pas le candidat choisi. Il a fait un virage de 200°.

Il tourne donc sa veste et revient à de meilleurs sentiments. Iba N’Diaye, qui avait dîné la veille avec Dioncounda Traoré, s’est engagé également à soutenir le candidat du parti. Sékou Diakité a dit aussi la même chose. Idem pour les autres, moins connus au sein du parti.

Vingt quatre heures après la restitution du rapport de la commission de conciliation, accepté par les protagonistes, les membres du Comité exécutif se sont retrouvés, dans la matinée, au siège du parti pour valider ce choix. Ce sont environ 65 personnes présentes qui ont voté à l’unanimité en faveur de Dioncounda Traoré contre zéro et zéro abstention. Le quatrième vice – président et non moins ministre des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga dont le long silence troublait certains, a atterri à Bamako, en provenance de Bruxelles, quelques heures avant la réunion de l’instance dirigeante du parti. Il a ainsi tenu à participer au vote.

Idem pour le 3ème vice-président, Tiémoko Sangaré, ministre de l’Environnement, abonné aussi absent aux réunions du parti à l’instar de tous les ministres ADEMA du gouvernement Cissé Mariam Kadhaïma Sidibé.

Dioncounda Traoré sera investi ce samedi 30 juillet candidat de l’ADEMA à la présidentielle de 2012. Ça sera au cours de la conférence nationale, laquelle enregistrera la présence des délégués des 55 sections de l’intérieur et celles de l’extérieur.

Signalons que l’unanimisme obtenu autour de Dioncounda Traoré n’a été possible que grâce au soutien efficace et surtout discret du chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré.

Celui-ci avait demandé quarante huit heures auparavant à ses ministres et autres non alignés de se mettre derrière Dioncounda Traoré. Ce qui pourrait expliquer la volte face de Marimanthia Diarra et le désarmement d’Iba N’ Diaye et bien sûr des ministres ADEMA qui s’apprêtaient à dégainaient sur Dioncounda Traoré. Le président de la République poursuivra t-il son soutien à ce dernier jusqu’en 2012 ? Il est difficile de lire dans la pensée d’ATT. Ce qui est sûr, c’est que tant que les textes de la réforme ne sont pas votés, ATT ne pourra rien refuser au président de l’Assemblée nationale, soutenu par son groupe parlement, fort de 53 députés. Pour l’instant, c’est du donna, donna.

A suivre…

Chahana Takiou

Le 22 Septembre du 25 Juillet 2011.

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Adéma-PASJ : Dioncounda, désigné candidat à la présidentielle

Ce samedi 23 juillet, l’Alliance pour la Démocratie au Mali (Adéma) a désigné son candidat à l’élection présidentielle de 2012. Le président du parti, Dioncounda Traoré, a été choisi par la commission des bons offices. Docteur en mathématiques, Dioncounda Traoré a 69 ans. De 1993 à 1997, l’homme a dirigé plusieurs ministères: Affaires étrangères, Fonction publique et Défense. Elu député en 1997, Dioncounda Traoré prend la tête du parti en 2000 et devient président de l’Assemblée nationale en septembre 2007. Ce choix a été approuvé à l’unanimité par le comité exécutif national du parti.

jpg_une-392.jpgComme le stipule les textes du parti, tout militant peut postuler à la candidature du parti pour la présidence de la République. Pour le scrutin de 2012, les candidatures ont été ouvertes, du 25 mai (date anniversaire de la création du parti) au 21 juin 2011. Elles étaient uniquement recevables au secrétariat général du parti. Au départ, huit personnes ont fait acte de candidature. Il s’agissait du président Dioncounda Traoré, des vice-présidents Ibrahima N’Diaye et Sékou Diakité, du secrétaire général Marimantia Diarra, de Harouna Bouaré, d’Ousmane Traoré, Tioulé Waouya Koné et Youssouf Kamaté, respectivement membres des sections des communes IV et V du district de Bamako et celles de Kita et Sadiola.

La candidature de Kamaté a été rejetée pour non-conformité aux conditions exigées concernant les dossiers à fournir. Ce sont donc sept candidats qui ont mené la compétition, jugée très âpre, selon des informations.

«Après deux semaines de négociations et de discussions – assure notre source – la commission de bons offices est arrivée à la proposition d’un candidat consensuel que tous les autres ont accepté. Le choix de ce candidat consensuel a été entériné, à l’unanimité, par la direction du parti».

C’est ce difficile compromis qui a été un long à trouver, entrainant même le report de la désignation du candidat, du 12 au 23 juillet 2011.

Les positions des prétendants au fauteuil se révélaient encore inconciliables au début de la semaine dernière.

La solution finale aurait été de laisser le choix à la commission des bons offices pour définir et proposer, selon ses propres visions, le candidat idéal du parti. Ces sages, au nombre de cinq (Dr Tiégoum Diakité, un président d’honneur du parti, Oumarou Ag Ibrahim Haïdara, vice-président, Pr. Mohamedoun Dicko, ancien Secrétaire général du parti, Adama Samassekou, ancien ministre et Mme Konté Fatouma Doumbia, présidente du mouvement des femmes du parti), ont donc retenu le président Dionconda Traoré.

«Tous les prétendants ont réaffirmé leur soutien au candidat choisi» a assuré notre interlocuteur. Le candidat sera investi le 30 juillet 2011, à la faveur d’une conférence nationale du parti.

Seydou Coulibaly

25 Juillet 2011.