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Pour marquer ses 23 ans, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma/Association) a organisé une conférence débat sur « le rôle de la Cédéao dans la gestion de la crise politique et sécuritaire du Mali : les accomplissements et leçons apprises ».

Le rôle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique dans la crise malienne a été décortiqué à l’occasion du 23e anniversaire de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma/Association). C’était samedi dernier à la Maison de la presse.

La conférence a été présidée par la présidente de l’Association, Mme Sy Kadiatou Sow. Elle avait à ses côtés le représentant résident de la Cédéao au Mali, Touré Cheaka Aboudou, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aly N. Diallo, et Mamadi Traoré, délégué général aux Maliens de l’extérieur.

Il s’agissait de ramener les esprits des Maliens au retour à la paix, à la cohésion sociale et à l’unité nationale. L’occasion était bonne, pour la présidente de l’Association, Mme Sy Kadiatou Sow, de montrer « la part d’humiliation de chaque Malien dans la crise politico sécuritaire » afin que chacun assume sa part de responsabilité dans la résolution de la crise.

Selon le représentant de la Cédéao, la Communauté avait le droit et l’obligation morale et politique d’intervenir dans la crise malienne, car, dira-t-il, le pays réunissait 4 critères pour ce faire ; à savoir : l’Etat membre confronté à un confit armé, en butte à des problèmes graves et persistants, plongé dans une tension extrême pouvant entraîner des désastres humains et constituant une menace à la paix et à la sécurité de la sous-région.

L’objectif de cette invention, a-t-il expliqué, était de rétablir la Constitution du 25 février 1992, ce qui avait été mal perçu en son temps par beaucoup de Maliens.

Et pourtant, avouera M. Touré, cette décision a permis d’obtenir des résultats de premier ordre en temps record, comme la mobilisation politique sans précédent de la région ouest-africaine, le consensus planétaire pour la cause de Mali, l’établissement d’un cadre légal et la tenue de l’élection présidentielle après l’intervention de la France, du Tchad et de la Cédéao pour chasser les jihadistes et narcotrafiquants…

Les questions des intervenants étaient axées sur l’état actuel de l’accord-cadre signé à Ouagadougou, en particulier le non-désarmement de MNLA à Kidal. Le conférencier a expliqué que les faiblesses de l’accord-cadre à été « la mauvaise vulgarisation de son contenu ». Il a aussi précisé que le cantonnement du MNLA ne tardera pas et doit être fait avec un plan de réinsertion future.

A noter que le 23e anniversaire de l’Alliance a fait une large fenêtre sur les martyrs de la démocratie, les victimes de la crise malienne ainsi les forces africaines et étrangères déployées au Mali.

Les grands faits des 23 années de vie de l’Association pour la démocratie au Mali ont été ensuite rappelés par le Pr. Aly N. Diallo.

Kadiatou Mouyi Doumbia

(stagiaire)

12 Novembre 2013