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«L’ACALAN est la seule institution internationale au monde qui s’occupe de la politique des langues sur un plan continental»

C’était à la Maison de la presse dans le cadre de la célébration des sept ans d’existence de l’ACALAN. Pour Adama Samassékou, cet organisme est «  la seule institution internationale au monde qui s’occupe de la politique des langues sur un plan continental ».

Le 8 septembre est célébré journée de l’alphabétisation par la communauté internationale. La date est aussi historique pour l’Académie africaine des langues qui a été portée sur les fonts baptismaux un 8 septembre 2001.

Afin de marquer cet anniversaire, le septième du genre, le président de l’Académie africaine des langues, Adama Samassékou, ancien ministre de l’Education de Base du Mali, a animé le lundi dernier une conférence de presse à la Maison de la presse. Il avait à ses côtés, pour la circonstance, le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar.

Présentant l’historique, l’organigramme, les acquis et les perspectives de sa structure, Adama Samassékou, a révélé que c’est l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré, qui a proposé et obtenu de ses paires d’alors l’idée de sa création. Pour lui, cette institution spécialisée de l’Union africaine a pour objectifs fondamentaux  » de promouvoir des langues africaines; des langues transfrontalières, véhiculaires. Elle s’attelle au renforcement de la coopération entre les États africains en matière de langues africaines.

C’est la seule institution internationale au monde qui s’occupe de la politique des langues sur un plan continental « . Abordant les acquis de l’organisation depuis sa création, le conférencier n’a pas manqué d’énumérer la série de colloques, de conférences-débats, de table-rondes organisés par son institution à travers le continent noir dans le cadre de l’atteinte de ses objectifs.

C’est pourquoi, il a fait cas du projet de l’Atlas linguistique de l’Afrique, qui permettra de mettre à jour une base documentaire linguistique sur les langues africaines, avec des données revues et corrigées. Il a aussi cité le Centre panafricains d’interprétariat et de traduction de Bamako, le projet de Langues africaines et Cyberspace basé à Addis-Abeba et la création du Réseau Maaya, pour ne citer que ceux-là.

Pour lui, « la signature imminente de l’accord de siège entre le gouvernement du Mali et la commission de l’Union africaine achèvra formellement le processus faisant de l’ACALAN une institution panafricaine basée à Bamako« . A cela s’ajoute l’octroi par le gouvernement de la République du Mali d’un terrain d’une superficie de cinq hectares pour abriter son siège.

A en croire le premier responsable de l’ACALAN, les perspectives pour son organisation ont pour noms : la mise en place des organes et de structures permanentes de travail, la mise en œuvre du programme d’activités, l’appui à la mise en place et au renforcement des structures nationales de langues et de départements linguistiques dans les Universités.

Kassoum THERA

10 Septembre 2008