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Le quatrième vice-président du parti Yèlèma, Adama Diakité, «coache» une importante coalition d’associations de jeunes qui s’engagent à défendre les actions du gouvernement sous la conduite de Moussa Mara. Quels peuvent être les enjeux d’une telle initiative ? Réponses !

jpg_une-2749.jpgAfribone : Une Coalition de soutien à Moussa Mara, nommé depuis premier ministre, vient de voir le jour. Quel espoir une telle initiative de jeunes en soutien à un gouvernement peut-il susciter ?

Adama Diakité : Je pense que, pour une première fois au Mali, nous avons un chef du gouvernement qui n’a que 39 ans. C’est un honneur que les jeunes se reconnaissent en lui. Mais c’est l’esprit du président de la République qu’il faut surtout saluer : lui qui a jeté son dévolu sur Moussa Mara. Les jeunes ont compris que Moussa Mara à la primature, c’est la matérialisation du «Mali d’abord [Slogan de campagne du président IBK, Ndlr]». Ils ne sont pas politiques mais ils ont jugé nécessaire de se mettre ensemble pour apporter leur soutien à ce gouvernement. C’est une belle initiative. J’ai envie d’appeler tous les maliens à faire confiance à ce gouvernement.

Le penchant du premier ministre pour le libéralisme ne sera-t-il pas un handicap dans la conduite des affaires sous un président de la République qui se veut socialiste ?

C’est ce qu’on appelle sous d’autres cieux la cohabitation. Dans les grands pays occidentaux, un socialiste peut arriver au pouvoir et s’associer finalement à des libéraux, c’est-à-dire à la droite, pour gérer le pays. Ce clivage participe à la consolidation des intérêts d’un pays. Ce sont des expériences qui peuvent aller ensemble.

C’est vrai, au Mali, Mara se dit libéral mais au parti Yèlèma, nous avons tendance à nous définir comme des socio-démocrates. Nous privilégions les opinions de la base. Les options politiques ne sont pas antagonistes.

Quelle assurance pouvez-vous donnez aux maliens à cet effet ?

D’abord, je salue les jeunes qui ont créé la coalition de soutien aux actions gouvernementales de Moussa Mara et du président de la République. C’est de les encourager à continuer. Dans six mois ou un an, nous jugerons à sa juste valeur le travail abattu par ce gouvernement. Je suis sûr que le temps nous donnera raison.

Propos recueillis par Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 23 Avril 2014