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Actualiser et valider le plan sectoriel de lutte contre le sida, représentaient les principaux objectifs visés par ce séminaire.

Le Mali bénéficie de près de 75 milliards de Fcfa, financés essentiellement par le Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le paludisme, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.

Selon les données de l’EDSM, en 2001, le taux de séroprévalence était estimé à 1,7% avec 2% chez les femmes et 1,3% chez les hommes.

Par rapport à beaucoup d’autres pays du continent, le taux de prévalence au Mali est relativement faible. Cependant, il reste très élevé au niveau des groupes à risque, avec 36% chez les prostituées de Koutiala.

Si d’ici 2010, la tendance n’est pas inversée, l’espérance de vie baissera de 6 ans à cause du sida et près de 500.000 personnes seront porteuses du sida avec 170.000 malades qui décèderont laissant derrière eux près de 150.000 orphelins.

Ainsi, pour la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Berthé Aïssata Bengaly, la mobilisation doit être générale.

Féminisation de la maladie tenant à des facteurs socioculturels comme l’excision, les mariages précoces, le lévirat, a été mise en avant par la ministre.

Soutien technique et financier du Haut Conseil de Lutte contre le Sida à l’ensemble des départements ministériels ainsi qu’aux autres institutions, a été réitéré par Malick Sène, secrétaire exécutif du Haut conseil.

Le Plan sectoriel de lutte a été largement débattu par les participants durant les travaux.

Ainsi, proposition de nouveaux éléments à y adjoindre, conformément aux orientations du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida, a été faite par les participants.

20 juin 2005