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Le nouveau gouvernement est déjà en place et le premier conseil des ministres s’est déroulé le lundi dernier à Koulouba sous la présidence du président de la République. Ce conseil a suivi le conseil de cabinet à la Primature et qui était présidé par le Premier ministre. Ce conseil des ministres fut l’opportunité pour les nouveaux ministres, surtout qu’ils sont nombreux (18) de prendre la température.

Cadre d’échanges, de concertations ou de prise de contacts entre le président de la République, le Premier ministre et les membres du gouvernement, cette première rencontre a été l’opportunité pour certains de préciser leur engagement à relever les défis, pour les autres leur détermination à ce que soient mis en oeuvre leurs attentes.

LA DETERMINATION A RELEVER LES DEFIS

Au sortir donc de cette réunion, tous se sont montrés confiants aux perspectives socioéconomiques. Mais, cela veut-il dire qu’ils savent déjà exactement ce qu’il y a comme problèmes au niveau de leurs départements respectifs?

Il est imprudent de répondre par l’affirmative à cette question. Mais d’ores et déjà, chaque ministre est sensé être au courant de l’ampleur des problèmes auxquels est confronté son département. Au travail donc pour relever les nombreux défis.

Ce qui est irréfutable, c’est que les différents ministres n’ont pas de temps à perdre, en raison de l’ampleur des problèmes et des attentes des populations qui ne font que prendre de l’ascenseur ces dernières années.

LES PREMIERES IMPRESSIONS

Le Mali n’est le seul pays dans le cas. En effet ces dernières années, les pays en développement en particulier sont confrontés à de sérieuses difficultés dont le renchérissement des prix des denrées de première nécessité qui favorisent l’équilibre au sein de la société de façon générale.

A peine est-il nommé, le Premier ministre, Modibo Sidibé fait l’objet de multiples attaques de la part d’acteurs politiques frustrés et de leurs supports qui ont décidé de tout voir désormais en mal, surtout lorsque cela doit venir de Modibo Sidibé, parce qu’il est devenu Premier ministre.

Il s’agit, à la limite d’un acharnement contre l’homme, qui n’allait pas se faire toutefois s’il était resté secrétaire général de la Présidence de la République. Décidément, on ne veut plus admettre qu’un Premier ministre peut être bon, sauf s’il est de ses rangs.

De ce fait, au stade actuel, il y a nécessité de travailler davantage à l’ancrage d’une culture démocratique véritable, celle dont notre pays a besoin pour décoller.

AGRESSIONS GRATUITES

Concrètement les agressions dont-il est question sont relatives à la popularité ou à l’impopularité du nouveau Premier ministre. En effet, depuis sa nomination, Modibo Sidibé est jugé par certains d’impopulaire et à tort s’il vous plaît.

Dans tous les cas, ce n’est pas cela qui est le plus important, car, ce n’est pas à cause des beaux yeux des gens qu’on les nomme à des postes de responsabilité aussi importants que celui du Premier ministre. Il y a plusieurs facteurs qui sont considérés avant le choix.

En plus, il semble que nombreux sont les Maliens qui confondent rigueur dans le travail et méchanceté. C’est ce qui fait dire à certains déjà que Modibo Sidibé est méchant, impopulaire ou qu’il n’est pas sociable.

N’est-ce pas là une manière de distraire les populations de leurs préoccupations majeures ?

UNE TRAHISON DU PEUPLE?

En tout cas et curieusement, ceux qui se sont engagés à animer l’opposition ne sont pas tous toujours de bonne fois. Pensant faire du mal à leurs adversaires politiques, ne sont-ils pas plutôt en train de faire du mal à une frange de la population qu’ils jurent aimer, soutenir et dont ils se disent défenseurs des intérêts ?

Par ailleurs, comment peut-on savoir qu’un homme nouvellement nommé Premier ministre est bon ou mauvais si on ne se donne pas un minimum de temps de l’observer à la tâche et de tirer des conclusions par rapport à ce qu’il aura posé comme acte ?

Décidément, nous nous sommes à un stade où le ridicule semble ne plus tuer, surtout en politique.

Le plus important est que nos élus, Premier ministre et ministres sont ceux qui doivent mieux cerner les contours des problèmes, les enjeux et possibilités réelles de l’Etat et à la lumière de cela, mener des actions d’information et de sensibilisation des populations, toutes sensibilités confondues, afin qu’elles comprennent les enjeux réels des questions qui se posent aux pouvoirs publics et aux populations.

Moussa SOW

10 octobre 2007.