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Il est recommandé de payer les frais au bureau des entrées des établissements hospitaliers contre un reçu.

L’information des malades et des usagers des centres hospitalo-universitaires (CHU), des centres de santé de référence (Csref) sur leurs droits et devoirs est une exigence permanente. Ceux-ci ne doivent payer uniquement qu’au niveau des guichets des établissements pour tout acte médical ou chirurgical. Mais malheureusement, les choses ne se passent pas comme on l’aurait souhaité.

Mêmes les plus éveillés sensés exigés des reçus contre tout paiement se font parfois avoir par des agents indélicats.
Il doit être clair pour tout le monde que les médecins, techniciens et autres agents des établissements, ne peuvent exiger des malades ou des usagers le paiement d’une quelconque somme pour service dans les établissements publics hospitaliers ou les Csref.

Le décret 02-311 de juin 2002 fixant le régime de la rémunération des actes médicaux et d’hospitalisation dans les établissements publics de santé, accorde la gratuité des consultations aux enfants de 0 à 14 ans dans notre pays. La même mesure est élargie aux élèves et étudiants, aux soldats pendant leur formation de base ainsi qu’au personnel socio-sanitaire et ayant droits.

Tout paiement qui s’inscrit en dehors du cadre institutionnel est simplement assimilable à un rançonnement des malades ou des usagers. Parfois ce sont les accompagnateurs des malades qui prêtent le flanc. Mais la pratique pose un problème de droit.

Ceux qui ne sont pas enregistrés à l’hôpital par exemple, ne peuvent prétendre poursuivre l’hôpital en cas de problème. Le directeur du CHU Gabriel Touré, le Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly, précise à ce niveau que toute thérapeutique est un risque mais un risque calculé. Si le malade est enregistré, il a des droits qui doivent être respectés.

La pratique marginale prend parfois des allures d’arrangement. Certains malades ou parents de malades sous prétexte d’être démunis, préfèrent négocier les tarifs fixés par l’établissement avec un praticien. Cette attitude va à l’encontre de l’intérêt général de l’établissement et des autres travailleurs qui perçoivent sur les rentrées d’argent de l’hôpital des ristournes.

Le Directeur du CHU Gabriel Touré déplore un autre aspect de la question. Ceux qui ont plus de moyens paient difficilement alors que les plus pauvres se saignent pour faire face aux frais liés aux actes médicaux. Il explique la nécessité de porter des efforts sur la sensibilisation. Dans tous les cas la règle est de payer au bureau des entrées des établissements hospitaliers et autres Csref.

L’administration hospitalière du CHU du Point G, dénonce les mêmes dérives. Le directeur général de cet établissement et son adjoint, le médecin colonel Charles Fau et Mamady Sissoko s’érigent contre une telle pratique frauduleuse. Elle se fait au détriment de l’hôpital et constitue un lourd manque à gagner. Le Point G qui emploie 150 contractuels et doit faire face à des charges liées au paiement des primes de garde et de ristournes sur fonds propres. La volonté de la direction d’éradiquer les délinquances financières se justifie pleinement. La construction du nouveau bureau des entrées à l’hôpital du Point G, selon Mamady Sissoko, répond à ce souci de moraliser.

La direction de Gabriel Touré a ventilé une note de service qui précise que tout malade entrant doit être reconnu par l’hôpital. Abdoulaye Nènè explique que la pratique des perceptions indues par les praticiens doit être fermement combattue. Elle a une perte importante de recettes pour son établissement. Les efforts de sensibilisation seront accentués. Les populations commencent à comprendre le bien-fondé des nouvelles mesures visant l’amélioration des conditions d’offres de soins dans les établissements de santé.



Un enfant énervé, c’est un enfant fatigué…


Pour le Pr Béatrice Nogues, responsable du centre du sommeil et de la vigilance du CHU de Nantes, il est très important de respecter les besoins en sommeil de son petit.

Quelle durée ? « Il existe de grandes variations d’un enfant à un autre », explique cette spécialiste. « D’une manière générale, à la naissance il doit dormir 16 heures par jour. Et encore 10 heures à l’âge de 10 ans ». Entre les deux, « la diminution est progressive. Mais un enfant de 2 ans doit encore dormir 14 heures réparties entre la nuit et la sieste. »


Quand arrêter la sieste ? Pour Béatrice Nogues,
« les besoins s’effacent au cours de la quatrième année. Mais là encore, c’est très variable. Par exemple, la moitié des petits de 4 ans ont encore besoin d’un somme en début d’après-midi ».

A quelle heure faire passer le marchand de sable ? « A la maternelle, un enfant doit être au lit dès 20 heures ou 20h30 au plus tard ». Evitez ainsi de le maintenir éveillé, même si c’est pour qu’il puisse voir papa qui rentre tard ! « C’est une erreur. S’il a besoin d’aller au lit, il faut l’y mettre ». Il convient non seulement de respecter ses besoins mais aussi d’être à l’écoute des signes révélateurs d’un manque de sommeil. Comme l’énervement, par exemple…

« Plus un enfant est énervé et hyperactif, plus il a besoin de dormir », résume Béatrice Nogues. « Ce n’est pas parce qu’il bondit sur le canapé qu’il pète la forme. Bien au contraire ».
TV, jeux vidéo, out ! Aujourd’hui, les enfants scolarisés en primaire dorment une heure de moins que leurs parents au même âge. Fatigue, énervement, troubles de l’attention…

« les résultats et le comportement scolaires peuvent en pâtir ». La faute principalement à la télévision et aux jeux vidéos, qui chez de nombreux jeunes, retardent l’heure du coucher. Et le Dr Nogues de citer une statistique effarante : « un enfant de 8 ans sur trois dispose déjà d’un téléviseur dans sa chambre »…



Lutte contre le Sida au plan juridique: Des droits humains à protéger

La transmission volontaire du virus du Sida à une personne est assimilable à une tentative de meurtre.

La menace du VIH/Sida est une réalité dans les pays en développement, notamment, ceux du continent africain. Les personnes vivant avec le VIH, sont parfois victimes de discrimination, de stigmatisation voire de violation de leurs droits. Notre pays, pour prévenir cet état de fait, a adopté la loi 06-028 du 29 juin 2006 fixant les règles relatives à la prévention, à la prise en charge et au contrôle du VIH/Sida.

La pandémie du Sida reste un réel problème de santé publique et de développement dans les pays pauvres. Elle a été longtemps perçue comme une maladie immorale. Ceux qui en souffraient, dans nos pays, étaient condamnés sans réserve par la communauté et simplement voués aux gémonies. C’est de cette vision diabolique que découlent probablement les actes de discrimination et de stigmatisation.

L’expert Mamadou Basséry Ballo de la Cellule d’appui à la décentralisation et à la déconcentration du ministère de la Santé, précise que les droits humains des personnes vivant avec le virus de la maladie sont souvent violés.

Il cite le non respect du secret médical concernant des personnes infectées au VIH/Sida par certains praticiens et la confiscation dans certains cas des biens par la belle famille de l’épouse qui perd son mari. A ce niveau, la veuve fait l’objet d’agressions verbales ou morales.

la loi 06-028 de juin 2006, traite des aspects spécifiques des règles de prévention, de la prise en charge et du contrôle du VIH/Sida. Elle assimile, la transmission volontaire du virus du Sida à une personne comme une tentative de meurtre. Parce que l’inoculation de substances infectées au VIH de quelque manière qu’elles aient été employées ou administrées et qu’elles qu’en aient les suites, est un attentat à la vie d’une personne, précisent les textes.

L’article 13 de la même loi traite des sanctions pour pratiques et procédures à risques. Cette disposition est clairement libellée dans son premier alinéa comme suit: « est puni d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 200 000 à 300 000 francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement quiconque par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservance des règlements ainsi que des directives de protection visées à l’article précèdent, aura involontairement infecté au VIH, une autre personne à l’occasion de la pratique de sa profession ».

La loi est sans équivoque sur la question de la transmission volontaire note Oumar Ag Mohamedoun, conseiller juridique du ministre de la Santé. Cet acte est assimilé à une tentative de meurtre punie par le code pénal. Ceux qui en sont coupables sont passibles d’une peine d’emprisonnement de 5 à 20 ans.

Au -delà de cet aspect la loi 06-028 tient de beaucoup d’autres notamment de la dimension de la médecine traditionnelle en matière de VIH/Sida. Elle prévoit, précise Ballo, la création de la commission de médecine traditionnelle en la matière. Le département de la Santé en collaboration avec celle-ci, est chargé de recenser, d’accréditer et de contrôler les activités de ces tradi-thérapeutes officiant en terre malienne.

La lutte contre le VIH/Sida et la préservation des droits humains en la matière, passe par la communication. La sensibilisation figure en bonne place dans la loi 06-028 de juin 2006.

Les ministères de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, de la Culture, de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, ainsi que de l’Environnement, sont tenus d’intégrer les informations sur le VIH/Sida et les infections sexuellement transmissibles dans leurs programmes de formation.

Il est fait obligation aux collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État, en collaboration avec le structures de lutte contre le Sida, la société civile et le département de la Santé de mener des campagnes d’éducation, d’information et de communication sur le VIH/Sida.

Beaucoup de pays africains intègrent la lutte contre la pandémie dans les priorités gouvernementales. Le Mali a enregistré de gros progrès en la matière. Mais la vigilance demeure.

B. DOUMBIA

Essor du 13 Janvier 2009