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La Cour d’assises dans son audience du jeudi dernier, tenue dans la salle N°2, a condamné Safiatou Guindo à 5 ans d’emprisonnement avec sursis pour coups mortels sur son amant Issa Traoré, dans son bureau.

Il ressort des faits que Safiatou Guindo et Issa Traoré étaient tous employés à l’entreprise de construction « Daola». En plus de sa fonction de secrétaire, Safiatou Guindo s’occupait également du nettoyage du bureau où son amant Issa travaillait. Le 9 juillet 2011, elle arriva au bureau peu avant Issa Traoré et s’adonna à ses préoccupations quotidiennes. Une altercation éclata entre les deux amants au cours de laquelle Safiatou poignarda son copain à l’aide d’un couteau. Elle fut interpellée et conduit au commissariat de police du 12ème arrondissement.

L’inculpée a reconnu les faits qui lui sont reprochés tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Cependant, pour se disculper, elle déclara avoir agi en légitime défense en soutenant que non seulement, la victime lui a proféré des injures grossières, mais aussi qu’elle lui aurait administré des coups. Pour se défendre, elle a saisi un couteau déposé sur le bureau. C’est ainsi que Issa fut atteint lorsqu’il tentait de retirer l’arme à sa copine. Le ministère public, représenté par Idrissa Arizo Maïga, a précisé qu’il y a eu l’intention d’agression.

Les propos de l’accusée ne tiennent pas tant à l’enquête préliminaire que devant le juge d’instruction et même jusque devant les magistrats de la Cours d’assises. Il a alors demandé de la tenir dans les liens de l’accusation. Cependant, il a demandé de lui accorder des circonstances atténuantes. Le conseil de l’accusée, Me Kelly, a plaidé que son client a agi sans l’intention de donner la mort. Selon lui, Safiatou à agi en légitime défense. Il a estimé que ce dossier est vide, car il n’y a pas un seul témoin cité. Par ailleurs, le conseil a demandé à la Cour de la condamner avec sursis.

La Cour, présidée par Kamafly Diallo, dans sa sagacité a reconnu l’accusée coupable de coups mortels. Néanmoins, elle lui a accordé des circonstances atténuantes. Ainsi, la Cour la condamné à 5 ans d’emprisonnement avec sursis.

Falé COULIBALY

16 Juillet 2013.