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Aujourd’hui, 9 septembre 2013, le docteur Oumar Mariko sera entendu par le Procureur du tribunal de la commune IV. Le pouvoir intérimaire de Dioncounda et de Diango Sissoko l’accuse d’assassinat d’un étudiant. Comme dit le sage: «quand on en veut à son chien, on l’accuse de rage ».

Au Front Uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR), on croit savoir que c’est le docteur Oumar Mariko, secrétaire général du Parti SADI qui leur a empêché de rester éternellement au pouvoir.

De là à confondre opposant et assassin, c’est un pas que le professeur Dioncounda Traoré et son Premier ministre ont allègrement franchi. Oumar dérange les pseudo-démocrates maliens. Ils veulent par tous les moyens le faire taire. Récemment, il a été enlevé et gardé pendant une semaine à la sécurité d’Etat. Ses radios FM saccagées.

Durant vingt ans (20), l’opposant aux régimes ADEMA et ATT a subi et continu de subir les coups tordus des hommes politiques maliens. On peut détester Oumar Mariko, mais l’accuser d’assassinat, c’est mal connaître l’enfant de Niankourazana (Kolondiéba).

Retenons pour l’histoire que sans la détermination de Mariko en 1991 contre la dictature de Moussa Traoré, Dioncounda Traoré, Aly Nouhoum Diallo, Ibrahim N’Diaye, Mme Konté Fatoumata Doumbia, Mme Sy Kadiatou Sow, Soumeylou Boubèye Maïga, etc., ne seraient pas aujourd’hui ceux qu’ils sont. Ceux-là mêmes qui le traduisent devant le juge aujourd’hui parce qu’ils détiennent les rênes du pouvoir judiciaire seraient cités dans le contre coup d’Etat du 30 avril 2012.
Comme on aime dire, dans les milieux politiques, nul n’est et ne serait au-dessus de la loi.

Alors, ouvrons cette page récente et douloureuse de la vie politique de notre pays pour situer les responsabilités. Au Mali dit-on, on se sert du droit pour tuer le droit. Et le juge malien, dixit Me Fanta Sylla, est indépendant de tout sauf de l’argent sale.

Brin COULIBALY

09 Septembre 2013