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A la barre pour répondre des faits qui lui étaient reprochés, Malick Cissé, en prison depuis le 19 juin 2008, a plaidé non coupable et la Cour, dans sa souveraineté, l’a purement et simplement acquitté.

De quoi s’agit-il ? Le jeune Malick Cissé, réparateur de téléphone portable, vivait depuis un peu plus de trois ans avec demoiselle Nany Traoré. Ayant douté de la sincérité de sa copine, Malick Cissé s’en alla faire les fiançailles d’une autre fille, toute chose qui n’a pas plu à Nany Traoré et à sa mère. C’est ainsi qu’elle décida de régler le sort de Malick Cissé . Après avoir planifié avec sa mère et la sœur de cette dernière-une scène de viol imaginaire contre Malick Cissé-elle porta plainte contre celui-ci.

Auparavant, le frère de Nany, un jeune gendarme, qui était allé casser la porte de la chambre de Malick Cissé, avait été, lui aussi, convoqué devant les autorités par le jeune orphelin. Sentant du danger dans cette affaire, les parents de Nany Traoré ont fini par demander à Malick Cissé de retirer sa plainte soutenant qu’eux aussi la leur afin de clore ce dossier.

Malick Cissé, après avoir reçu quelques conseils de la part de certains voisins, est allé retirer sa plainte. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que Nany et sa mère ont déposé une plainte contre lui. Il sera interpellé par la gendarmerie pour les besoins de l’enquête.

A la barre, Malick Cissé ne s’est pas gêné à raconter le film de sa liaison avec Nany Traoré, qui remonte à plus de trois ans et demi. L’accusé de soutenir, que dans la nuit du 15 au 16 juin 2008, il a rencontré Nany Traoré en partance avec sa sœur pour Noumorila. Malgré le fait ien qu’ils ne vivaient plus ensemble, Nany lui demanda de la «pousser». Après une hésitation, Malick Cissé a fini par la «remorquer».

Chemin faisant, Nany Traoré commença à lui parler de leur relation amoureuse, qui, pour elle, ne devait pas se terminer ainsi. Mais, aux dires de Malick Cissé à la barre, il fit sourde oreille.

A leur arrivée devant une cabine téléphonique, Nany Traoré enleva une de ses chaussures pour administrer une claque à Malick Cissé avec, au point de le blesser. Après cette scène de colère, Nany Traoré, qui voulait, coûte que coûte, se venger de Malick Cissé, alla le dénoncer à la gendarmerie.

N’ayant commis aucun acte de viol sur la personne de la demoiselle Nany Traoré, Malick Cissé n’avait pas reconnu les faits. La raison du plus fort est toujours la meilleure, dit le dicton. N’ayant donc pas de soutien après la mort de son père, Malick Cissé a fini par se retrouver en prison pour une infraction qu’elle n’a nullement commise.

La prétendue victime, à la barre, n’a pu apporter aucune preuve concrète contre son ex-copain Malick Cissé. Elle s’est contentée de d’affirmer que Malick l’a violée et que le pantalon qu’elle portait était couvert de sang. Mise dos au mur, Nany Traoré, qui n’avait plus rien à dire, a fini par reconnaître qu’elle a eu à gifler Malick Cissé avec l’une de ses deux chaussures chaussure, tout en soutenant, cependant, qu’elle a été violée par celui-ci.

La sœur de la mère de Nany, venue témoigner à la barre a avancé des propos qui étaient en contradiction avec ceux tenus par sa nièce, auparavant.

Par contre, le témoin de Malick Cissé a apporté une photo attestant que ce dernier et Nany vivaient, bel et bien, ensemble. La présentation de cette photo, qui ne date pas d’aujourd’hui, a éclairé la lanterne de la Cour sur le scénario monté de toute pièce par la partie civile pour nuire à l’accusé Malick Cissé.

Le représentant du Ministère Public, devant ces faits, a demandé à la Cour d’acquitter Malick Cissé. Après avoir fait le tour de ce dossier, Alfusseyni Diop, Substitut Général près la Cour d’Appel de Bamako, représentant le Ministère Public, a déclaré que dans ledit dossier, il n’existe aucune charge contre Malick Cissé et a demandé à la Cour de l’acquitter purement et simplement.

La défense de Malick Cissé, qui était assurée par deux éminents avocats du Barreau dont Maître Aïssata Tembély, a démontré l’innocence de l’accusé. Avant d’ajouter que toute cette affaire n’est rien de moins qu’un montage grossier pour détruire Malick Cissé.

La Cour, dans sa souveraineté ayant déclaré Malick Cissé non coupable des faits, l’a acquitté. Faute de preuve.


Ejiké Charles Augustus et Joël Christopher, tous ressortissants du Nigeria, condamnés à 15 mois d’emprisonnement et une amende d’un million

Poursuivis pour trafic international de drogue, Ejiké Charles Augustus et Joël Christopher ont comparu à l’audience. A la barre, les accusés ont reconnu, sans ambages, les faits. Ils ont respectivement déclaré qu’ils en étaient à leur première expérience et qu’ils ne vont plus reprendre de telles activités. Ejiké Charles Augutus, homme d’affaires, né le 24 décembre 1978 à Okéja au Nigeria, résidait à l’Hôtel Jamana, lors de son arrestation. Quant à Joël Christopher, il est né le 5 octobre 1976 à Ummonyia au Nigeria, il est maçon.

Les accusés ont soutenu qu’ils travaillaient pour avoir leurs frais de transport afin de se rendre en Europe. Ils ont été condamnés à 15 ans de prison, au payement d’une amende d’un million de FCFA chacun.

Accusé d’assassinat, une infraction qui sera requalifiée en meurtre, Youssouf Sogoré a été condamné à la réclusion

A la barre pour répondre des faits qui lui sont reprochés relatifs à l’assassinat, le 2 mars 2003, de Mohamed Ben Kaba, l’accusé n’a pas nié les faits. Il a reconnu que c’est un coup hasardeux et malheureux de couteau qui a coûté la vie à son compagnon des boîtes de nuit.

Youssouf Sogoré dit Vieux a soutenu que la victime, Mohamed Ben Kaba et lui-même levaient ensemble le coude. Information démentie par le père du défunt venu expliquer à la barre les circonstances de la mort de son enfant.

Le Parquet, à travers le réquisitoire de Alfusseyni Diop, Substitut Général près la Cour d’Appel de Bamako, conformément aux dispositions des articles 199 et 200 du Code Pénal, a demandé à la Cour de retenir Youssouf Sogoré dans les liens de l’accusation et de le condamner conformément à la loi.

La Cour, après avoir statué sur les questions, a refusé d’accorder à l’accusé le bénéfice de l’article 18 du Code Pénal, à savoir les circonstances atténuantes. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité. Par ailleurs les travaux de la Cour d’Assises prendront fin ce jour mercredi 1ER Avril 2009, dans la salle Boubacar Sidibé.


Zhao Ahmed

01 Avril 2009