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Dans son plaidoyer pro domo et de défense des accords d’Alger, le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, sera entendu demain vendredi par les députés.

Lundi, le général s’était déjà expliqué devant la classe politique en qualifiant les « accords d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal », de solution garantissant la paix, la sécurité.

Le ministre avait aussi réfuté les arguments développés dans la presse qui n’est pas allé avec le dos de la cuiller dans ce qu’elle qualifie de capitulation de l’Etat. En effet, certains de nos confrères avaient qualifié les accords « de honte », « d’abdication »… Mais tous cela traduit en réalité l’opinion du citoyen ordinaire au Mali, confronté à des problèmes socio-économiques auxquels il n’entrevoit pas de solution à court terme.

Le ministre tentera donc de convaincre les élus de la nation sur le bien-fondé des accords. Même si les débats risquent certainement d’être tendus, une chose est certaine « la plupart des partis représentés à l’Assemblée approuveront le comportement du président et du gouvernement », a laissé entendre hier un député.

Au moment où nous mettions sous presse, l’ARD était en train de préparer un communiqué de soutien aux accords. Selon l’honorable, tous les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, qui ont déclaré ouvertement soutenir les actions du président de la République, pensent que les accords d’Alger sont de nature à favoriser la paix dans le pays.

Selon lui, le reproche à faire au gouvernement est qu’il n’a pas su préparer et convaincre l’opinion nationale, ni impliquer l’Assemblée qui a été mise devant le fait accompli. Pour ce député, un autre reproche au gouvernement c’est son manque de communication, c’est-à-dire le silence qui a entouré le processus ayant abouti à la signature des accords.
Selon notre interlocuteur, il n’y a pas eu de transparence dans la gestion des attaques de Kidal et de Ménaka. « Tout s’est passé comme si on voulait nous cacher quelque chose ».

En effet, l’interpellation du ministre Kafougouna Koné était une occasion, pour les autorités, d’informer la majorité de la population sur tout ce qui s’est passé ainsi que le bien-fondé des accords puisque les séances d’interpellation sont retransmises en direct à la télévision nationale. Mais en choisissant le huis clos, elles ont privé les populations du droit d’être informé et de savoir ce qui a été fait en leurs noms.

Denis Koné

13 juillet 2006