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Des syndicats et le patronat du secteur des mines en Afrique du Sud ont signé mercredi, avec l’appui du gouvernement, un accord pour mettre fin aux violences, toutefois compromis par l’abstention d’un des principaux syndicats. Le texte appelle à appliquer la législation et à améliorer les relations entre les entreprises minières, les syndicats et les mineurs. Le document s’engage également à améliorer les conditions de vie et de travail des mineurs, sans donner de détails. Le président sud-africain Jacob Zuma avait appelé à un tel accord alors que des grèves sauvages et des troubles meurtriers perturbent grandement ce secteur, crucial pour l’économie sud-africaine. Ces troubles ont particulièrement affecté la « ceinture de platine » (nord-est) qui fournit près de 80% de la production mondiale. Trente-quatre mineurs en grève avaient été tués par la police à Marikana le 16 août 2012, et au total plus de 50 personnes sont mortes dans des grèves et des violences l’année dernière dans la « ceinture de platine ». L’AMCU, devenu le premier syndicat dans le secteur du platine, s’est abstenu de signer l’accord mercredi, a indiqué le vice-président Kgalema Motlanthe. Les multiples conflits dans le secteur minier ont considérablement terni l’image de l’Afrique du Sud auprès des investisseurs et à l’étranger. La production minière et les activités liées représentent près de 20% de la plus importante économie africaine. AFP.