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Leur rivalité a entraîné un épouvantable bain de sang au Soudan du Sud, pourtant, pour la troisième fois, Salva Kiir et Riek Machar vont tenter de partager le pouvoir dans une nouvelle tentative de rétablir la paix dans le plus jeune pays du monde. Faire travailler ensemble Machar et le président Kiir ne sera pas une mince affaire, leur coopération ayant toujours dans le passé abouti au chaos et au conflit, soulignent des observateurs. « Ce sera un vrai combat, parce que (…) le président Kiir a fait clairement savoir qu’il ne voulait pas travailler avec Machar »,nous a déclaré un diplomate basé à Juba, sous le couvert de l’anonymat. « Il a vraiment fallu lui tordre le bras pour qu’il accepte à nouveau ». Leur cohabitation au sein du premier gouvernement du Soudan du Sud indépendant a vite capoté, lorsqu’en 2013 Kiir a accusé Machar de fomenter un coup d’Etat contre lui. Le Soudan du Sud s’est alors enfoncé dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés. Le partage de la manne pétrolière est l’un des sujets de contentieux dans l’accord de paix qui prévoit un compte sous séquestre principalement contrôlé par le gouvernement.L’évolution du conflit a conduit beaucoup de groupes rebelles à la table des négociations. L’accord conclu dimanche prévoit cinq vice-présidents, un gouvernement de transition de 35 ministres et un Parlement de 550 membres.On ignore par ailleurs si les troupes de Machar vont accepter l’accord qu’il a signé.AFP.