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Moins d’une semaine après la signature de l’accord préliminaire entre le gouvernement malien et les groupes armés du Nord, les autorités de la transition mettent l’accent sur la communication pour expliquer les contours du document.

Après la conférence de presse de l’émissaire du Président de la République, Tiébilé Dramé, le colonel Abdramane Baby, chargé des opérations au ministère de la défense, était face à la presse, le samedi dernier pour expliquer le volet militaire de l’accord.

Le col Baby a salué l’esprit de l’accord qui ne met pas en cause l’intégrité territoriale du Mali.

Selon Abdramane Baby, l’accord est l’aboutissement de la volonté politique des autorités maliennes qui ont choisi de privilégier le dialogue et la diplomatie pour le règlement de cette crise.

Les forces armées et de sécurité restent solidaires des autorités sur cet accord et s’engagent, en plus, à en respecter toutes les dispositions à la lettre. « L’armée malienne respectera son engagement, parce que la mise en œuvre de cet accord permet le redéploiement de l’administration et des forces de défense et de sécurité.»

Le volet redéploiement de l’armée dans la région de Kidal défini par l’accord s’inscrit dans un processus dont les contours seront tracés par une commission mixte.

Pour éviter les difficultés dans la mise en œuvre de l’accord, la commission mixte travaille depuis le 18 juin afin de créer un environnement sécurisé pour le redéploiement de l’armée sans heurt entre les deux parties. Ce processus de normalisation exige le cantonnement des groupes armés sous la supervision de la Minusma, tout comme le redéploiement de l’armée.

Parlant d’une éventuelle réintégration des combattants des groupes armés dans l’armée malienne, le col Baby a été on ne peut plus clair : « les combattants des groupes armés seront, non pas réintégrés dans les corps de l’armée comme par le passé, mais réinsérés dans la vie socio-économique, un souci pour répondre aux principes de l’ONU» a expliqué, le col Baby.

Le désarmement des éléments des groupes armés ne doit intervenir qu’une fois un accord définitif de paix signé entre les nouvelles autorités installées après les élections et les groupes armés du Nord.

Nouhoum DICKO

25 Juin 2013