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Le pouvoir et l’opposition en Guinée ont signé mercredi soir à Conakry un accord qui doit permettre l’organisation fin septembre d’élections législatives attendues depuis plus de deux ans. Ce texte, qui précise que le scrutin devrait avoir lieu « 84 jours après la signature de l’accord », entérine le choix de l’opérateur technique sud-africain Waymark pour recenser les électeurs, alors qu’il était jusqu’alors contesté par l’opposition qui l’accusait de travailler pour le gouvernement. Mais il précise que Waymark devra présenter son travail à des « experts électoraux » des deux camps avant qu’il ne soit accepté. L’accord accorde le droit de vote aux Guinéens de l’étranger à ces législatives, ce que refusait jusqu’alors d’accepter le pouvoir. L’accord a été obtenu grâce à la médiation du facilitateur de l’ONU pour le dialogue inter-guinéen, Saïd Djinnit, lors de difficiles négociations qui avaient été suspendues le 21 juin après des violences commises contre des partisans du chef de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo. L’opposition a longtemps accusé le pouvoir « autoritaire » de M. Condé de préparer des fraudes à ce scrutin afin de s’assurer la majorité à l’Assemblée nationale. Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, sous la présidence du général Lansana Conté, décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir. C’est actuellement un CNT, non élu qui fait office de Parlement. AFP.