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Revenu de Ouagadougou le mercredi avec sous les bras un accord signé le mardi 18 juin entre le gouvernement du Mali et le MNLA/HCUA, l’émissaire spécial du président de la République était face à la presse hier. Il a donné des explications à ceux qui n’ont encore rien compris.

L’accord de Ouagadougou semble mal cerné par beaucoup de nos compatriotes soit par ignorance du document pour n’avoir pas eu la version signée soit par simple volonté de tout remettre en cause.

Pour Tiébilé Dramé, après le coup d’Etat, la rébellion avec son corollaire de terrorisme, de velléité sécessionniste que nous avons connus, le Mali revient de loin pour que certains continuent encore de jeter l’huile sur le feu.

L’accord préliminaire, signé le 18 juin 2013 à Ouagadougou avec 30 jours de travaux avec le médiateur de la Cédéao, est un consensus inter malien sur la tenue de la présidentielle à Kidal, l’entrée de l’armée et les forces de sécurité et l’administration dans cette région. Le consensus aussi bien que la démarche est inclusive prenant en compte les groupes armés qui n’avaient pas pris des armes contre l’Etat mais pour s’auto défendre.

Le consensus, aux dires de l’émissaire spécial est basé sur l’intégrité territoriale, l’unité nationale, la forme républicaine et la laïcité de l’Etat, le désarmement et le cantonnement des groupes armés selon la résolution 2100 du 25 avril de l’Onu, le retour de l’armée et de l’administration.

« Ce sont des acquis extrêmement importants dans un contexte où le pays revient d’un coup d’Etat, de l’occupation des 2/3 du territoire national et du repli de l’armée« , a affirmé M. Dramé.

Celui-ci ajoute que « nul n’a le droit de minimiser la portée de ces acquis que sont la cohésion nationale, la tenue de la présidentielle, la réinstauration de la stabilité, et de la paix au nord. Nul n’a été mis à l’écart« , a-t-il fait savoir.

Selon Tiébilé Dramé, l’armée et les forces de sécurité suivies de l’administration et ses services sociaux de base feront leur entrée à Kidal pour démontrer que Kidal est une région du Mali. « Ceux qui minimisent la portée de l’acte se trompent« , a indiqué l’émissaire spécial du président de la République. « Le Mali a préféré la diplomatie à la voie des armes« , a-t-il ajouté.

L’accord de Ouagadougou n’est pas tombé ex-nihilo. A en croire M. Dramé, le président de la République, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement ont soutenu l’action de la délégation malienne en témoigne, la signature de l’accord préliminaire par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire en présence du conseiller spécial et du conseiller diplomatique du Premier ministre.

Abdrahamane Dicko

21 Juin 2013