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L’hôtel Radisson abrite depuis lundi un atelier de restitution de 2 jours sur la 16e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 16) qui s’est tenue à Cancun (Mexique) du 29 au 10 décembre 2010.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Pr. Tiémoko Sangaré. C’était en présence du directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable, Mamadou Gakou, du directeur général de la météorologie, Mama Konaté, point focal des changements climatiques au Mali, et de nombreux autres participants à la COP 16.

L’atelier a pour objectifs le partage des grandes décisions prises à la COP 16 et des opportunités afférentes, l’identification des opportunités de partenariat au niveau international et national, l’initiation de la réflexion pour la mise en place d’une assistance dans la formulation des programmes et la définition d’une stratégie de mobilisation des ressources tenant compte du mandat de l’Agence de l’environnement et du développement durable.

La représentante des partenaires techniques et financiers, Mme Brigit Janssen, a pris la parole pour rappeler que lors du rendez-vous de Cancun, les nations ont fait la preuve qu’ils sont capables de faire des compromis, aboutissant à un accord. « Tout le monde a été soulagé et encouragé par ce résultat, car, à Copenhague, on avait plutôt ressenti la lourdeur d’un processus très compliqué et peu transparent », a-t-elle laissé entendre, avant de confirmer le soutien de partenaires techniques et financiers pour les étapes suivantes.

En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre Sangaré a rappelé aussi que le processus de négociation multilatérale autour du climat avait été mis à mal à Copenhague. Cancun devrait redonner l’espoir. Ce qui a été fait avec un accord qui prévoit au nombre des avancées, la décision d’accompagner les pays en développement au plan financier, technologique et en terme de renforcement de capacités pour la mise en œuvre des Mesures d’atténuation appropriées.

Au plan financier, l’accord de Cancun prévoit la création d’un Fonds climatique vert qui viendra s’ajouter à ceux déjà existants comme le Fonds spécial climatique et le Fonds d’adaptation dont les capacités de financement sont longtemps restées en deçà des besoins des pays en développement.

Pour le ministre Tiémoko Sangaré, ces avancées sont d’autant plus importantes que plusieurs projets et programmes élaborés par notre pays, attendent des appuis financiers de la part des pays développés. Il a cité à ce propos le Programme d’action national d’adaptation aux changements climatiques (Pana) dont seulement deux projets sont en train d’être mis en œuvre.

Il y a aussi la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE), la Stratégie des énergies renouvelables, le Cadre stratégique d’investissement dans la gestion durable des terres, la Loi d’orientation agricole, le Plan d’action pour la gestion intégrée des ressources en eau (Pagire), le Programme de gestion décentralisée des forêts (Gedefor) et le Programme eau et assainissement.

«  Nul doute que l’opérationnalisation des principes contenus dans l’accord de Cancun permettra la mise en œuvre de toutes ces initiatives en matière d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques dans notre pays« , a indiqué Tiémoko Sangaré qui a fait remarquer que les discussions sur les détails de l’accord de Cancun ont été remises au rendez-vous de Durban en Afrique du sud.

Rappelons que la 17è Conférence des Parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques aura lieu en fin d’année à Durban. « Le diable étant souvent dans les détails. C’est possible que les discussions de Durban soient âpres« , a relevé le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement.

Bréhima Touré

(CM/MEA)

18 Janvier 2011