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Un tribunal zimbabwéen a accepté mercredi la libération sous caution de 18 militants des droits de l’Homme et de l’ancien parti d’opposition, inculpés la veille pour avoir tenté de renverser le président Robert Mugabe. « D’un commun accord, les inculpés sont libérés sous caution selon les conditions déjà mises en place » lors de leur précédente remise en liberté, a déclaré la juge Catherine Chimhanda. La célèbre militante des droits de l’Homme Jestina Mukoko et 17 autres partisans du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, ex-opposition) ont été inculpées mardi pour tentative de renversement du président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980. Elles avaient déjà été interpellées en 2008 et détenues au secret avant d’être libérées sous caution il y a deux mois, après la formation d’un gouvernement d’union nationale. Ces personnes ne seront pas jugées ensemble mais en trois groupes, le procès de Mme Mukoko étant fixé au 4 juin. Mardi, le MDC du Premier ministre Morgan Tsvangirai avait dénoncé ces inculpations, estimant que cette mesure judiciaire « menaçait » l’existence du nouveau gouvernement, en place depuis le 13 février. (Afp)