Partager


Chaque jour une personne meurt dans un accident de la circulation. Depuis que la moto est devenue moins chère à Bamako, les accidents sont devenus de plus en plus fréquents.

Autrefois, les motocyclistes avaient peur de conduire sans connaître le code de la route. Il était alors facile de circuler sans se faire ramasser par un motocycliste ou une automobiliste. Ils avaient la peur de se faufiler entre les voitures ou de se mettre à leur droite.

Il y avait moins d’accidents causés par les motocyclistes car il n’y avait pas beaucoup de motos. Et les risques pour les piétons et les motocyclistes étaient peu nombreux. Chacun se plaignait des transporteurs (Sotrama et taxi) qui ignoraient superbement le code de la route.

Ces derniers étaient le plus généralement soit des enfants ou des neveux des riches qui ne voulaient plus continuer avec l’école. Ces riches achetaient des Sotrama pour leurs enfants qui abandonnaient l’école pour qu’ils ne restent pas à la maison. La circulation était un peu plus fluide.

A présent, les parents font tout pour économiser de l’argent avant la proclamation des résultats des examens (DEF ou bac), pour faire plaisir à l’heureux candidat en achetant une moto sans auparavant leur faire suivre des formations sur le code de la route et les risques qu’ils courent en circulation.

Les ambulances et leurs sirènes lugubres font partie maintenant du décor de Bamako où au moins il y a un tué de la route par jour. « Prudence est mère de sûreté », doit être une devise pour celui qui ne veut pas se retrouver dans un lit d’hôpital pour le restant de ses jours.

Aujourd’hui, chacun de nous est responsable de ce qui se passe en circulation. Personne ne se soucie des autres. Il y a une intolérance incompréhensible dans la rue entre les automobilistes, les usagers des engins à deux roues. C’est le règne de la « débrouillardise ».

A Bamako, les jeunes ont tendance à oublier que les rétroviseurs sont faits pour le conducteur et non pour embellir la moto. De nombreux accidents de motocyclistes surviennent dans ces conditions. Les rétroviseurs sont conçus pour faciliter la conduite d’un engin. Ils permettent au conducteur de voir ce qui se passe derrière sans qu’il ne soit obligé de se retourner.

La responsabilité des parents est engagée. Ils doivent être vigilants par rapport au port du casque et veiller à ce que les enfants n’enlèvent pas les rétroviseurs.


Sètè Traoré

22 Aout 2008