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Les accidents de route sont l’une des préoc­cupations auxquelles notre pays n’a pas eu de solutions idoines jusqu’à présent. En 2006, à l’hôpi­tal Universitaire Gabriel Touré, 26 000 accidents ont été enregistrés dont 10 000 causés par des motos. Selon les mêmes statis­tiques, il y a eu 240 morts. C’est dire que malgré l’ex­istence des lois sur la circu­lation, le phénomène ne fait que prendre de l’am­pleur.

Que faut-il faire pour baisser cette statistique macabre ? Que faut-il faire pour apporter secours aux accidentés de la rue avant l’arrivée de la protection civile ? Quelles solutions pour éviter les tracasseries faites à l’endroit des per­sonnes qui transportent les blessés à l’urgence ? Telles étaient entre autres des inquiétudes soumises aux auditeurs de la chaîne II, le vendredi 24 août 2007, sous le thème « chronique de la rue« , animée par Adama Kouyaté.

Situation préoccupant plus d’un, plusieurs auditeurs ont participé pour la circonstance à l’émission. A la lumière des interven­tions, ils ont fait ressortir que c’est une responsabil­ité partagée. La faute incombe non seulement aux autorités mais égale­ment aux usagers de la route. Certains ont proposé la pénalité à l’endroit de tout usager qui ne respecterait pas le code de la route, de donner plus de moyens aux agents de la protection civile pour qu’ils puissent soigner l’acciden­té avant l’hôpital, que les autorités réfléchissent à la manière d’apporter les pre­miers soins à l’accidenté.

S’agissant de la deuxième préoccupation, à savoir s’il faut attendre les Sapeurs Pompiers avant d’inter­venir en cas d’accident ou non, les avis divergent. Certains estiment que la protection civile met trop de temps souvent avant d’être sur le lieu de l’acci­dent.

D’autres pensent qu’il y a une manière de prendre un blessé. « Et pourtant malgré l’effort que fournit cette structure, elle reste confrontée à un problème d’effectifs et de moyens médicaux pour porter assistance aux accidentés« , ont fait remarquer cer­tains.

Pour la troisième préoc­cupation, plus d’un ont affirmé avoir été témoins des tracasseries de l’hôpital Gabriel Touré pour effectuer les premiers soins. « Quand vous amenez un accidenté, même si vous n’êtes pas l’auteur, on vous exige d’a­cheter les médicaments pour les premiers traite­ments. Si vous ne le faites pas, les agents de l’urgence ne touchent pas à l’accidenté« , ont témoigné plusieurs auditeurs. Pour trouver une solution à cela, « les autorités doivent réfléchir, afin que l’acci­denté bénéficie des pre­miers soins gratuitement« , ont-ils suggéré.

En bref, pour éviter les accidents, il faudrait rouler avec prudence, respecter les autres usagers et le code de la route.

Rédacteur(s): Hadama B. Fofana