Partager


Des biologistes et techniciens de laboratoire formés
la première phase de l’atelier de formation des techniciens de laboratoire et biologistes au diagnostic des maladies à potentiel bacillaire (fièvre jaune, rougeole, VIH-Sida) a pris fin le 30 Mai 2008, au centre Mérieux.

En effet, du 26 au 30 Mai 2008, les participants venus des pays de la CEDEAO (plus la Mauritanie) ont pris part à cette formation dont l’objectif visait à renforcer les capacités des techniciens de laboratoire et des biologistes,

dans la confirmation des épidémies telles que la méningite, le choléra, la fièvre jaune, la rougeole et VIH-Sida, à assurer que la capacité d’effectuer un diagnostic rapide de la rougeole et de la fièvre jaune est disponible dans les pays de l’Afrique de l’Ouest,

à fournir des directives pour la mise en place de procédures d’assurance-qualité dans le laboratoire, et à s’assurer enfin de la fourniture, aux niveaux national et régional, de résultats dans les délais requis.

Organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette formation de cinq jours était destinée aux techniciens biologistes travaillant dans les laboratoires nationaux et de la sous-région. Rappelons que depuis la mise en oeuvre des activités de la surveillance intégrée, un certain nombre de techniciens biologistes de laboratoire ont pu bénéficier de formations organisées par l’OMS.

Du fait de la mobilité du personnel desdits laboratoires (affectation dans d’autres programmes, voyage d’études, retraite), et de la faiblesse observée dans la mise place des procédures de contrôle de qualité dans la plupart desdits laboratoires, un paquet de formations a été envisagé, dans le souci d’éviter toute interruption du travail dans le laboratoire.

La première phase de cette formation vient de prendre fin ce 30 Mai 2008. Les autres phases seront étalées, l’une, du 2 au 6 Juin 2008, et l’autre, du 9 au 13 Juin 2008. Ces deux sessions de formation concerneront la méningite, le choléra et la dysentérie bacillaire. Ce qui veut dire que la première phase qui vient de prendre fin le 30 Mai concernait la fièvre jaune, la rougeole et le VIH-Sida

A l’ouverture de cet atelier de formation, le Médecin-Colonel Naoma Sylla de la Direction Nationale de la Santé, en présence de la représentante de l’OMS, Mme Fatoumata Binta Tidiane Diallo, a exprimé, au nom du gouvernement malien, sa satisfaction par rapport au choix porté sur le Mali pour abriter ces formations.

Un choix voulu par l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé et le Programme (PRSAO) et l’Union Européenne.

Par rapport aux maladies ciblées pour cette formation, M. Sylla a évoqué les efforts déployés par le Mali, à travers sa stratégie adoptée en 2000 conformément à la résolution n° 1FR/RC/48/R2 de la 48 ème session du Comité régional de l’OMS, avant de déclarer que le Mali,

à l’instar d’autres pays de la sous-région, a connu de grandes épidémies de choléra en 1970-1971, 1984-1985, 1995-1996, 200O-2001, et (la dernière en date) 2003-2004. Sans parler de celle de la méningite cérébro-spinale en 1965, 1989 et en 2006-2007.

M. Sylla informera qu’au Mali, il y a eu les épidémies de fièvre jaune en 1997, 2004 et 2005 et de rougeole en 1998 et 2001. Il a enfin remercié le bureau de l’OMS pour son appui constant, surtout que ces sessions de formation viennent à point nommé et vont permettre de promouvoir, sur le plan national, une meilleure gestion des services de laboratoire.

Mariétou KONATE

04 Juin 2008