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L’Hotel Azalai Salam de Bamako a abrité le mardi 22 novembre, l’ouverture d’un important forum de quatre jours, sur l’accès des femmes aux ressources productives dans les pays du C4CP, à savoir, le Benin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad.
La cérémonie d’ouverture de cette rencontre était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Sangaré Oumou Bah, en présence du Chef « du Projet de Partenariat pour les pays du C-4 », Michael Simsik, du Coordinateur du « Projet C4CP Mali, Amadou B. Ouadidjè, du représentant de l’UA, Dr Mure Agbon Lahar.

Ce forum est organisé par le Centre international pour le développement des engrais (l’IFDC), à travers le « Projet de partenarait pour le coton dans les pays du C4 », en partenariat avec l’Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UN-ECA), avec l’appui financier de l’Agence des Etats-unis pour le Développement international (USAID)

Rappelons que ce projet est mise en œuvre par l’IFDC .Il est financé à hauteur de 14,8 millions de dollards.
L’obectif global du forum est d’offrir une plateforme d’échanges sur les moyens de faciliter l’accès à la terre et au crédit pour les agricultrices et transformatrices de coton dans les pays du C-4.Il permettra plus précisement, d’examiner les politiques/inititaives foncières existantes aux niveau national et régional, d’examiner les mécanismes de crédit existants aux niveau national et régional, de réflechir sur les moyens de rendre ces politiques/initiatives accessibles aux agricultrices et aux transformatrices et de proposer des stratégies pratiques aux institutions gouvernementales et régionales susceptibles de faciliter l’accèes effectif à la terre et au crédit pour les agricultrices et transformatrices.

Dans son intervention, le Chef du « Projet Partenarait pour le coton dans les pays du C-4 » a rappelé qu’avec un financement de 14,8 millions de dollars, ce projet vise à accroitre la sécurité alimentaire dans les zones ciblées.Il a défini trois domaines, grâce auxquels le résultat global attendu peut être atteint. A savoir, accroitre la productivité agricole, renforcer les partenaires stratégiques et accroitre des avantages économiques et sociaux pour les femmes. L’importance attachée à la question d’égalité des sexes oblige le projet à adopter des stratégies qui permettent de s’assurer que les préoccupations de genre soient reflétées dans tous les résultats intermediaires du projet. De ce fait, l’approche intégrant la dimension genre et l’autonomisation des femmes a été adoptée dans les interventions du projet, a expliqué M.Simsik.Il a également noté qu’une stratégie genre du projet a été la réalisation d’une étude de la chaine de valeur basée sur le genre pour mieux comprendre les questions de genre dans la chaine de valeur du coton afin de renforcer la particiaption des femmes dans ce secteur. Des études de la chaine de valeur basées sur le genre ont été réalisées pour le coton conventionnel et le coton biologique, ainsi que les cultures de rotation dans les pays du C-4. Mais les principales contraintes liées au genre, qui ont été identifiées sont, entre autres, l’accès mariginal des femmes à la terre, le manque d’accès direct des femmes aux intrants et au crédit, le faible accès des femmes à la formation et à l’information, à en croire le Chef du Projet de partenariat des pays du C-4.

Prenant la parole pour lancer les travaux, la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, a d’abord souligné que, depuis l’adoption de la déclaration de Maputo en 2003, l’agriculture a été placée à l’avant-garde des politiques de développement de nombreux pays africains dont le Mali et les autres pays du C-4. Avec plus de 40 pays engagés dans le Programme détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) et le Programme du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), de l’Union africaine, le secteur agricole est devenu le secteur prioritaire du développement en Afrique. C’est pour cette raison dira t-elle, que les autorités maliennes s’emploient et continuent de consentir d’énormes efforts pour relever les defis du développement intégré de la production cotonnière et de ses cultures de rotation que sont : les céréales, le mil, le maïs et les légumineuses comme le niébé, l’arachide et le soja.

Par ailleurs, elle a ajouté que les petits producteurs, surtout les productrices, n’ont pas toujours eu la possibilité d’exploiter pleinement le potentiel existant pour améliorer leurs moyens de subsistance, car ils sont confrontés à de nombreuses contraintes ci-dessus citées.

Adama Bamba

24 Novembre 2016