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Depuis l’adoption du projet de loi portant l’abolition de la peine de mort, des opposants et autres acteurs de la société civile en ont fait leur cheval de bataille soit pour combattre le pouvoir ou se faire voir, espérant en tirer profit politiquement ou même socialement. Sachant bien que le sujet est sensible et intéresse les leaders réligieux qui sont parmi les groupes les plus importants du pays, chacun d’eux tente à sa façon d’exploiter l’opportunité.

L’objectif est de faire en sorte de reconquérir la confiance de ces leaders d’opinion. Mais, heureusement, ces leaders religieux savent ce qu’ils font. En effet, selon un leader religieux, si certains pensent qu’ils peuvent se servir de l’islam pour faire leurs affaires, ils se trompent et tous les responsables religieux sont au courant de ce qui est en train de se tramer.

LA CAUSE DE L’ISLAM

Mais selon lui, pour ce qui est de ce sujet, l’abolition de la peine de mort, tous les musulmans s’opposent à ce projet de loi et soutiennent par conséquent tous ceux qui sont contre. Avant de préciser : “même si un non musulman soutient une idée de l’islam, il est normal que tous les musulmans le soutiennent”. Cependant, ceux qui veulent se servir de ce sujet doivent se détromper.

LE FDR N’EST PAS EN RESTE

Déjà, les dirigeants du FDR veulent profiter de la situation pour avoir la bénédiction des religieux. C’est pourquoi, ils ont entamé depuis le mercredi dernier des rencontres avec les leaders religieux. Et cela, selon eux, pour demander conseils sur les questions d’intérêt national.

Pourquoi avoir attendu ce moment pour rencontrer les leaders religieux? N’y a-t-il pas eu d’autres questions d’intérêt national avant la question relative à l’adoption du projet de loi sur l’abolition de la peine de mort?
Ou bien l’actuel président du FDR voudrait se montrer plus dynamique que son prédécesseur?

MODIBO SANGARE DE L’UNPR AUSSI VEUT EN PROFITER

En plus des responsables du FDR, le président de l’Union Nationale Pour le Renaissance (UNPR) veut profiter de cette question de l’abolition de la peine de mort pour charmer les leaders religieux. Car, selon nos sources, ils se connaissent entre eux mais pour la cohésion et le respect de l’islam, ils préfèrent faire avec.

Mais, malgré tout, selon les mêmes sources, le président de l’UNPR a le quitus de tous les musulmans parce qu’il s’agit d’une cause commune: la défense des règles de l’islam. Cependant, le président de l’UNPR doit se détromper, puisque cette lutte ne peut changer sa situation politique.

Autrement dit, les leaders religieux ne sont pas prêts à le suivre dans ses tractations politiques au-delà de cette question d’abolition de la peine de mort. Ainsi, il a intérêt à travailler pour mieux implanter son parti à travers le pays, au lieu de tenter de se servir de l’islam émerger.

Dans tout les cas, ils seront soutenus par les leaders religieux par rapport à cette question, puisqu’il s’agit de défendre une cause religieuse, mais leur objectif spécifique ne sera pas atteint, lorsqu’on sait que les religieux ne sont pas prêts d’entrer dans leur jeu politique.


Dado CAMARA

16 novembre 2007.