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« Comment le PDES compte t-il créer 8 000 emplois alors que l’Etat n’arrive même pas à insérer les 1 625 volontaires restants ? »

Les jeunes volontaires de l’APEJ se trouvent aujourd’hui dans une impasse ; la fonction publique recrute moins, le secteur privé n’est pas suffisamment dense pour résorber un plus grand nombre, les collectivités territoriales manquent de ressources pour recruter selon leurs besoins.

Les initiatives jeunes sont sérieusement menacées par les potentiels privés existants. Il convient de noter qu’au moment où l’Etat programme le retour des volontaires à la maison, d’autres jeunes sont recrutés dans la fonction publique sans concours. Ce phénomène d’inégalité et d’injustice à l’égard de ces braves jeunes traduit la mauvaise volonté de l’Etat devant l’emploi des jeunes avec à la clé le népotisme, le favoritisme et le clientélisme.

C’est face à cette situation que l’Association des Jeunes Volontaires de l’APEJ (AJVA) a organisé, le mardi 29 juillet, à la Bourse du travail, une conférence de presse, afin d’insérer les 1 625 volontaires.

Le président de la Commission de l’AJVA, Abidina Karembé, a rappelé que le volontariat avait pour but de permettre aux jeunes d’avoir une première expérience de les familiariser avec les réalités et les contraintes de l’administration publique.

Durant tout le temps, les jeunes volontaires ont participé activement au développement socio-économique du pays, contribuant ainsi à rendre l’administration plus rapide et plus efficace dans la prestation et à pallier l’insuffisance du personnel.

Selon lui, le retour des volontaires à la maison entraînera des conséquences néfastes sur leur avenir. Sur le plan social, les espoirs de plusieurs familles seront brisés, une véritable crise de confiance s’instaurera entre les dirigeants et la jeunesse, qui peut conduire à un soulèvement populaire et au grossissement du lot des chômeurs.

Sur le plan économique, l’Etat a investi 2,6 milliards de FCFA dans ce programme et cela constituera une perte pour la nation si les volontaires ne sont pas insérés. «Il serait déplorable d’abandonner ces jeunes dans la rue sans suite avec la somme des expériences acquises car cela constituerait pour l’Etat un gâchis économique» a-t-il ajouté. Il a également souligné que toutefois, les jeunes volontaires, convaincus du sens noble de leur combat demandent le soutien de toutes les associations de jeunesse soucieuses du problème d’emplois, pour la recherche de solutions aux problèmes posés.

Convaincus de leur citoyenneté, les jeunes volontaires de l’APEJ demandent au gouvernement : un statut particulier à leur volontariat en qualité de fonctionnaires conventionnaires de l’Etat ; leur déploiement dans tous les services publics et para-publics à travers toute l’étendue du territoire et la prise en compte de leur ancienneté pour ceux qui auront la chance de passer au concours d’entrée à la fonction publique, pour avoir servi l’Etat pendant plus de trois ans.

Par ailleurs, ils ont rappelé les diverses activités menées par les volontaires pour manifester leur patriotisme, entre autres, la marche du soutien à l’accord d’Alger et le reboisement dans l’espace réservé au ministère de l’Agriculture.

Une assemblée générale est tenue tous les samedis à la Bourse du travail.


Bandiougou DIABATE

Stagiaire

30 Juillet 2008