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Plus connu sous le sobriquet «Empé» et Abdel Karim Konaté à l’état civil, c’est à cet Inspecteur des douanes que le Président de la République par intérim et le Premier ministre ont confié dans le gouvernement d’union nationale, le très stratégique département du commerce et de l’industrie. Visiblement, il est en terrain connu pour avoir longtemps exercé dans la haute administration douanière et cohabité avec le monde des affaires, notamment avec les grands commerçants et les opérateurs économiques de notre pays. Son parcours en fait foi. Jugez-en, vous-mêmes.

Après une formation professionnelle à l’Ecole Centrale pour l’Industrie, le Commerce et l’artisanat (ECICA), sanctionnée par le diplôme de Brevet de Technicien en Finances (Spécialité Douanes) de 1980 à1984, il rentre durant deux ans au Service Civique avec une formation militaire de six mois de1985 à 1986. En octobre 1985, il intègre la fonction publique. De 1998 à 2001, une effectue une formation supérieure à l’Ecole Nationale des Régies Financières de Ouagadougou dans la spécialité Finances. A la fin de cette formation, il obtint le diplôme d’Administrateur des Services Financiers avec la mention très bien et une bourse d’études de la mission française de coopération.

En outre, il participe à plusieurs séminaires dont celui du Budget Programme en octobre 2000 et celui des Conseils d’Administration en Novembre de la même année. De février 2004 à janvier 2006, «l’empereur» reprend les bancs pour une formation en management financier et techniques boursières de l’Institut des Hautes Etudes Economiques et Sociales de Bruxelles délocalisée à l’Ecole Supérieure de Technologie et de Management de Bamako où il obtint un Master. En février 2006, il participe aussi au 43ème Programme de Bourse de l’Organisation Mondiale des Douanes organisé à Bruxelles.

Après ces formations, il entame sa grande marche dans la haute administration douanière. D’octobre 1988 à Mars 1989, il est l’Adjoint au Chef de Bureau des Douanes de Koro, dans la région de Mopti. De mars 1989 à février 1992, il occupe la tête de ce même bureau puis quitte. Direction Dakar où il devient le Chef de la Section recevabilité TIF de la représentation des douanes maliennes à Dakar, en charge du traitement des acquis à caution levés auprès des Douanes Sénégalaises jusqu’en août 1992.

D’août 1992 à décembre 1992, Empé est Chef du Magasin sous douane du Camp Digue à la Direction Régionale des Douanes de Bamako.
De décembre 1992 à octobre 1993, il est Chef de Brigade des douanes de Zégoua, en charge essentiellement de la prise en charge et du transit des marchandises en provenance de la Côte d’Ivoire, destinées aux bureaux de l’intérieur. Cette prise en charge concernait à l’époque plus de 50% des marchandises importées par voie terrestre.

D’octobre 1993 à novembre 1993, il prend les commandes du Terminal Conteneurs Bamako. Cette gestion se limitait à la prise en charge des conteneurs et le contrôle des enlèvements, après les formalités douanières, auprès des bureaux compétents.

De novembre 1993 à juin 1994, il est l’Adjoint au Chef de la Section Recherche de la Sous Direction des Enquêtes Douanières. Une structure à compétence nationale, chargée de contrôler les moyens de transport, de centraliser et d’exploiter les données relatives à la fraude.
De juin 1995 à octobre 1998, il prend la tête de la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako et avec un effectif de 130 agents. Il s’occupe de la surveillance des intervalles entre les bureaux, de la prévention des franchissements frauduleux de la frontière, de la recherche des dépôts frauduleux.

En Mai 2001, il est reclassé dans la catégorie A de la fonction publique après une formation supérieure. De mai 2001 à septembre 2001, il est le Chef de la Section Réglementation à la Sous Direction de la Réglementation de la Fiscalité et des Relations Internationales. De septembre 2001 à août 2003, il devient le patron de la Brigade du Bureau des Régimes Economiques où il s’occupe de la gestion des entrepôts et des admissions temporaires.

D’août 2003 à juillet 2008, il est Chef de division Recherches et Interventions à la Sous Direction des Enquêtes Douanières. Avec un effectif de 135 Agents, il est chargé de l’élaboration du Programme National de Lutte contre la fraude et de sa mise en œuvre.

De juillet 2008 à août 2009, il est promu Chef du Guichet Unique pour le dédouanement des véhicules. Après ses performances à la tête du Guichet Unique, il devient, d’août 2009 à juillet 2011, le directeur régional des Douanes de Kayes. De juillet 2011 à nos jours, il assurait les commandes de la division relations internationales à la Direction Générale des Douanes.

Sur le plan politique, il est membre du Comité exécutif actuel de l’ADEMA. Il en est aussi le Secrétaire général Adjoint. Il est également président de l’Association «Namu Digué» au Plateau Dogon. Il est Chevalier de l’Ordre National et titulaire de la Médaille Commémorative de Campagne.


David Sagara, ministre de l’environnement et de l’assainissement : Le come back du Dogon

Il a révélé été au grand public dans le gouvernement déchu de Mariam Kaïdama Sidibé où il était ministre délégué chargé de la Décentralisation. Cette fois-ci, le Dogon né dans la falaise de Bandiagara signe son retour dans le gouvernement d’union nationale en tant que ministre plein. Il hérite du département de l’environnement et de l’assainissement. Ce cadre du parti CODEM va s’occuper de l’amélioration du cadre de vie des Maliens.

Il est un sortant de l’Institut Polytechnique Rural (IPR) du Mali où il a obtenu un diplôme d’Ingénieur Agronome avec la Mention Bien en octobre 1988 et juin 1993. Après ses études, il a obtenu plusieurs certificats de formation en 1998 dont, entre autres, sur l’Agro-écologie (Cours international), Thiès au Sénégal, sur les Pesticides, concepts d’agro-écologie et agriculture durable, sur les méthodes et techniques de conservation du sol et de l’eau, sur les méthodes et techniques de gestion des cultures …

En 2002 et 2005, il a également effectué plusieurs formation au Mali et Burkina Faso : administration communale, Élaboration du budget communal, Planification du développement communal, Techniques de Monitoring/Évaluation orienté vers les Résultats(ROM). Ce dogon né dans les falaises de Bandiagara est également membre de plusieurs corps professionnels, dont le réseau Erosion-IRD, en France, l’association « Mèrèsungun », Mali/France, le Conseil communal de la commune rurale de Dourou de 1999 à 2004. Il est aussi le Secrétaire chargé de projet de l’Association Jumelage Rennes(France)- Plateau Dogon à Bandiagara et membre du comité Caritas du Diocèse de Mopti et de la paroisse de Bandiagara et fondateur et président de l’ONG ARSIFAC.

David Sagara a aussi développé des cours et modules en DES 3e cycle, notamment en analyse socio-économique du développement, en analyse sociopolitique du développement, en Théories de développement, en Politiques de développement, en Anthropologie de développement et environnement…
Il a aussi réalisé des études et fait des publication, en 1991 : «Rapport sur le fonctionnement et la gestion des associations villageoises (AV) CMDT (Compagnie Malienne de Développement des Textiles) – Sikasso», en 1992 : «Rapport sur le fonctionnement des AV et gestion des terroirs – CMDT- Sikasso», en 1993 : «Mémoire de fin d’étude supérieure : Problématique de l’action ZAER (Zone d’Animation et Expansion Rurale), de la structure d’encadrement à la structure d’autopromotion villageoise : contraintes et perspectives d’avenir- CMDT- Koutiala».


Tiéman Hubert Coulibaly, ministre des affaires étrangères : Du monde des affaires à la diplomatie

Il est opérateur économique, journaliste et, désormais, diplomate. Tièman Hubert Coulibaly hérite du ministère des Affaires Etrangère et de la Coopération Internationale dans le gouvernement d’union nationale. Âgé de 45 ans, il devra conduire durant la transition la diplomatie malienne. Qui est-il ?

De 1989 à 1990, il fréquente l’Université Jean Monnet, à Saint Etienne, France où il obtint un DEUG et Licence en Lettres et Langues. En 1991, il rentra à l’Université Stendhal Grenoble III, en Grenoble (France) où il sort avec une Licence Information et Communication en Journalisme. En 1992, il revient à l’Université Jean Monnet, à Saint Etienne. Cette fois-ci, il décroche une Maîtrise en sciences et techniques de Presse et Communication d’entreprises. Toujours dans cette université, en 1993, il s’offre un DESS en Gestion des entreprises et organisations-Marketing et Management.

Après ces brillantes études, il rentre au pays et commence à apprendre les affaires aux côtés de son père. Il devient ainsi Administrateur Général d’Europe Handling Mali-sa, partenaire technique et financier de l’Etat malien au sein de la société d’assistance aéroportuaire ASAM-sa. Il est en même temps PDG du groupe de communication Stellis, basé au Burkina Faso, Guinée et au Mali. Tièman Hubert Coulibaly est également Administrateur de Ciments et Matériaux du Mali (Groupe VICAT), Directeur Général de la holding Industries Kulubali-sa, spécialisée dans les mines, carrières et services. Avec toutes ses entreprises, il est Vice-président du Conseil National du Patronat du Mali chargé des relations internationales.

Sur le plan politique, depuis mars 2010, il est le Président de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD). Il a aussi été milité dans le mouvement estudiantin en France. Ainsi, de 1989 à 1992, il est Secrétaire général de l’Association des étudiants maliens de Saint Etienne.

Depuis novembre 2008, il est intervenant extérieur à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne au sein du Master II de Stratégie Globale de Communication sous la Direction de M. Jean-Luc Michel, Professeur des Universités.
D’avril à septembre 1993, il est aussi Auditeur-Stagiaire sur le thème de l’analyse de la complexité technologique (cadre de la réhabilitation de PMI dans le secteur des matériaux de construction) à Conseil et Développement SA.

Youssouf Diallo

23 Août 2012