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En réalité, le candidat du Rassemblement Pour le Développement du Mali (RDPM) et l’ancien premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra, n’entend pas faire que de la simple figuration lors de l’élection présidentielle de cette année. Pour preuve, depuis l’ouverture officielle de la campagne il n’a pas tardé à prendre son bâton de pèlerin pour se rendre dans tous les coins et recoins du pays pour conquérir le cœur des électeurs en sa faveur. La semaine dernière, l’honneur revenait à la ville de Kénédougou, Sikasso, de l’accueillir. Ce fut un moment agréable pour le candidat.

En effet, c’est en héro que l’ancien premier ministre, Cheick Modibo Diarra, a été accueilli la semaine dernière par la population de Kénedougou. Ils (femmes, vieux et jeunes) sont sortis en grand nombre pour réserver un accueil chaleureux à l’hôte du jour, tout en brandissant des pancartes sur lesquels on pouvait voir sa photo.

Après cette phase d’accueil, le candidat du RPDM s’est tout de suite rendu dans le grand vestibule des Traoré, là où il a été reçu par le collectif des sages de Sikasso. Chez ses cousins à plaisanterie, Cheick Modibo Diarra était non seulement venu soumettre sa candidature, mais aussi expliqué les motifs et les raisons de celle-ci.

A l’entendre, il est candidat pour sortir le Mali de l’ornière et de la crise dont il est plongé depuis quelques années. Il dit concevoir cette situation comme une forme d’interpellation de tous les enfants du pays. D’où le bienfondé de sa candidature au scrutin du 28 juillet. Pour davantage amener les sages à croire à ses propos, Cheick fera allusion à son passage à la primature, qu’il juge le bilan très satisfaisant. A en croire ses commentaires, ce qu’il a pu réaliser en huit (8) mois comme chef du gouvernement, aucun autre premier ministre n’a pu le faire pendant le même temps. Arguant que le Mali était plongé dans la crise la plus profonde de son histoire. Les bailleurs avaient aussi tournés le dos au Mali. Malgré cette situation, il indique qu’il a su trouver la bonne formule pour redresser l’économie du pays. Cet effort de superman a permis de maintenir les prix des denrées intacts, tenir l’engagement pris par les gouvernants précédents d’augmenter les salaires des fonctionnaires de 15%, subventionner les intrants afin de permettre aux cultivateurs de se procurer des engrais à moindre coût et d’augmenter la production. Il parlera aussi de la stabilisation de l’école qui a permis le bon déroulement des examens. Mais malheureusement : « on m’a empêché d’aller au bout de ma mission. Et la suite, vous la connaissez », a-t-il laissé entendre.

Il faut rappeler que le candidat du RPDM a été contraint par les putschistes de Kati à déposer sa lettre de démission. Après avoir déclaré haut et fort à la télévision nationale qu’il ne sait pas à qui remettre sa démission, s’il devrait démissionner. En ce moment, il n’envisageait point une telle humiliation. Depuis lors, le physicien interplanétaire avait entretenu le silence sur le sujet.

Cette déclaration lamentable de l’hôte du jour a visiblement ému les sages de Sikasso, qui ont favorablement accueilli sa demande et lui ont couvert de bénédictions non seulement pour sa candidature, mais pour tout le pays. Ils se sont félicités de la démarche du candidat pour la confiance placée en eux, avant de prier pour le Mali, pour le bon déroulement du scrutin afin que le bateau Mali ait un vrai commandant pouvant l’amener à bon port.

La suite de la mission de Cheick et de sa délégation lui a conduit à Koutiala. Ici, Cheick a une nouvelle fois évoqué ses huit mois de règne à la tête du gouvernement. Idem à Bougouni, Koumantou et Niana, partout où il a fait escale avec la délégation qui l’accompagne.
A rappeler qu’après la région de Sikasso, l’ex-navigateur interplanétaire de la NASA et son équipe de campagne ont mis le cap sur Mopti en passant par sa ville natale, Ségou, pour clôturer les campagnes.

Toute chose qui veut dire que le candidat du Rassemblement Pour le Développement du Mali semble bien parti pour créer bien la surprise pendant cette élection du 28 juillet.

Dramane Dembélé, envoyé spécial

Tjikan du 23 Juillet 2013