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Le Premier ministre, Cheikh Modibo Diarra, a été défait de ses pleins pouvoirs. Il n’est pas la dernière victime en date du président de la République du Gondouana.

Sous le magister du Premier ministre, Diango Cissoko, un nouvel attelage vient d’être mis en place. Tous les ministres arrivés dans la malle de Cheikh Modibo repartent avec leurs cartons. Voilà, à ce jour, les dernières victimes du diable. Après les opposants, les policiers, les militaires, les journalistes, les directeurs de service de l’Etat, les Premiers ministres aux pleins pouvoirs et, aujourd’hui, les ministres, à qui le tour ?

Bakary SOGODOGO

Le Prétoire du 17 Décembre 2012


De leçon de morale en leçon de morale : Yayi Boni conseille le Capitaine Sanogo de prendre sa retraite militaire

Pour la stabilité du Mali et le reste de la sous région, le Président en exercice de l’Union africaine a conseillé le Capitaine Amadou H. Sanogo de se retirer de l’ère politique au Mali. Faute de quoi, de prendre sa retraite militaire.

L’ingérence de la clique du putschiste Capitaine Amadou Haya Sanogo dans la vie politique du Mali met mal à l’aise l’union africaine dans sa plaidoirie pour l’adoption d’une résolution au conseil de sécurité de l’Onu pour le déploiement des forces internationales au Mali. Pour obtenir ce vœu, le président de l’Union Africaine n’a pas mâché ses mots. Il a conseillé à Sanogo de se retirer de la vie politique ou de prendre sa retraite militaire pour mener à bien ses ambitions politiques.
Depuis le Putsch de mars 2012, le bec blanc en politique a pris le goût au pouvoir. Pour y arriver, il faut nécessairement faire la politique.

Ayant compris, l’apprenti politique, capitaine Sanogo a toujours refusé de s’éloigner du terrain politique. Après avoir échoué d’utiliser l’ex Premier ministre Cheick Modibo Diarra à ses fins politiques, il a tenté beaucoup de stratégies pour l’évincer. Puis que celui-ci est têtu et a des ambitions politiques comme Sanogo, il ne s’est pas résigné aux diktats du capitaine retranché à Kati. Alors, le chef de la junte étant à bout de patience a choisi la manière la plus forte. Forcer officiellement l’ex Pm à présenter sa démission. Ce qui a attiré l’attention de la communauté internationale sur l’ingérence du capitaine Sanogo dans la vie politique au Mali. D’où les condamnations en série de l’immixtion des militaires dans les affaires politiques par les organisations internationales.

Soulignons qu’avant ce récent spectacle de Sanogo et ses hommes, les hommes biens avertis au Mali dénoncent les ambitions politiques qui animent Amadou Haya Sanogo. Car, selon les rumeurs, ses émissaires auraient déjà envahi tout le pays pour la mise en place des clubs de soutien à Sanogo. Même si ces informations sont à prendre avec beaucoup de précautions, les déclarations du capitaine Sanogo et de son porte parole sèment le doute dans les esprits. On se rappelle dans son explication sur la démission du premier ministre qui cherchait à qui remettre sa démission, Sanogo a été on ne peut plus clair, « si un jour les Maliens pour qui nous avons fait toutes ces concessions et tous ces sacrifices nous demanderont de gérer autre chose, je le ferais. Mais pour le moment je suis bien là où je suis ».

Les analystes s’interrogent ce qui se cache derrière cette déclaration. Car les Maliens ne lui demandent qu’à aller libérer les zones occupées. L’autre déclaration aussi confuse que celle du Capitaine, c’est l’intervention de son porte parole Bakary Mariko. Quand les confrères de Rfi ont demandé à M. Mariko si son patron de Kati était prêt à faire de la politique, il répondra que cela n’est pas pour le moment sa priorité. Si les rumeurs sur l’intention de Sanogo à briguer la magistrature suprême du Mali se concrétisent, il doit faire attention de ne pas tomber dans le piège que Moussa Dadis Camara. Il est encore temps pour lui d’écouter les conseils de ses pères politiques comme Yayi Boni.

Oumar KONATE

Le Prétoire du 17 Décembre 2012