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La dernière journée des éliminatoires combinées CAN-Mondial 2010 se jouera le mois d’octobre prochain à travers le continent. Parmi les pays concernés figure le Mali qui accueille le Tchad. Ainsi, la date du 11 ou du 12 Octobre est maintenue pour la rencontre.

Dans le but de préserver l’éthique sportive, la FIFA entend faire jouer les deux rencontres de la Poule à la même heure, d’une part entre le Mali et le Tchad, et d’autre part entre le Soudan et le Congo. En effet, dans cette Poule, aucune équipe n’est à l’abri d’une surprise désagréable, même si actuellement, les Aigles du Mali sont en tête du classement, avec un goal average avantagé par rapport au Congo.

Malgré le décalage horaire entre le Mali et le Soudan, la FIFA a décidé de faire jouer les deux matches à la même heure. Ce qui est tout à fait normal. Mais le hic dans tout cela, c’est que l’heure programmée ne favorise pas le Mali. Car au moment où il sera 16 heures au Soudan, il sera… 13 heures à Bamako.

Des velléités de nuisance?

Aussi, tout le monde se pose la question : pourquoi faire jouer le Mali à 13 heures, et de surcroît à Bamako, en cette période de début de chaleur?. Tout le monde sait que le Stade du 26 Mars n’est pas couvert comme certains stades européens. Et dire qu’on accepte de faire jouer le match du Soudan-Congo à 16 heures GMT.

Quand on sait que le Mali a des représentants à la FIFA et à la CAF, cela est tout simplement incompréhensible. C’est donc fort logiquement que la FEMAFOOT a décidé de saisir la FIFA sur l’inopportunité de faire jouer le match à 13 heures. Ce qui sera du jamais vu, dans l’histoire du football malien. Mais ce qui est marrant dans tout cela, c’est comment comprendre que le match Soudan-Congo soit privilégié aux dépens du match Mali-Tchad.

En effet, en se référant au classement actuel de la Poule où le Mali est en tête, et surtout, de la place qu’occupe les Aigles dans le classement africain et mondial, le Mali dépasse largement les trois pays de la Poule. Mieux, le Mali est bien représenté à la FIFA et à la CAF par rapport à ces pays.

Comme on le voit, par l’imposition d’une heure aussi incroyable, on ne peut s’empêcher de penser à une campagne de nuisance ourdie contre notre football. Sinon, les Maliens censés être présents à ces instances internationales devraient défendre les intérêts du Mali, avant même que la FEMAFOOT saisisse la FIFA.

Les rivalités surgissent au grand jour

En attendant la réponse de la FIFA, on se rend compte que les adversaires de la FEMAFOOT se sont pas prêts à baisser les bras. Aussi, tous les moyens sont bons pour déstabiliser les Aigles du Mali. Profitant de leur statut et de leur place à la FIFA et à la CAF, lesdits adversaires de la FEMAFOOT, au lieu d’être conséquents envers eux-mêmes, sont capables d’appuyer la décision de la FIFA pour maintenir l’heure indiquée.

Sachant que la plupart des joueurs de l’équipe nationale sont des professionnels qui refuseront certainement de jouer à 13 heures, ils feront tout pour pousser les instances internationales à rester campées sur leur position initiale. Une fois cela acquis, et en cas de contreperformance, avec au bout une élimination des Aigles, on trouvera des arguments pour faire partir ce bureau fédéral. Surtout que les adversaires actuels de la FEMAFOOT sont soutenus, matériellement et financièrement, par certains membrs de la FIFA et de la CAF.

Mais chacun doit savoir que si les Aigles du Mali ne se qualifient pas à une phase finale (CAN ou Mondial), c’est un déshonneur pour tous les Maliens, qu’ils soit ou non de la CAF ou de la FIFA.

Aujourd’hui une chose est sûre : on est fier et honoré lorsque son pays est présent à ces différentes phases finales. Ces responsables doivent également savoir que ce ne sont ni les membres du bureau fédéral, ni les supporters qui vont monter sur le terrain pour jouer. Et que c’est l’hymne national du Mali qui sera chanté. Aussi est-il temps de mettre fin aux méchancetés gratuites.

Au Mali, chacun sait que jouer à 13 heures est impossible, surtout dans la période du mois d’Octobre. Comme on aime le dire souvent, les Maliens sont les premiers ennemis du Mali. Cette assertion sied parfaitement à cette situation, sinon, cela ne s’explique pas du tout.

Ce n’est pas l’affaire de la seule FEMAFOOT, mais de tous les Maliens épris de bon sens, quant à l’avancée de notre football. Que partisans et adversaires de la fédération s’entre-déchirent, mais que les Aigles du Mali ne soient pas pris en otage par cette querelle. C’est ce que le capitaine des Aigles, Mamadou Diarra “Djila”, a compris. “Qu’ils se bouffent entre eux, cela ne nous regarde pas. Seulement, je demande aux partisans et adversaires de la FEMAFOOT de ne pas nous mêler dans leurs affaires”, avait-il déclaré.

Malgré les mauvaises intentions de certaines personnes, l’on ose espérer que la fédération pourra convaincre la FIFA du bien fondé de ses arguments en vue d’avancer l’heure initiale. Car un adage dit que “lorsqu’un prédicateur annonce la fin du monde, cela ne se fera pas à son insu”.


Sadou BOCOUM

24 Septembre 2008