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L’ouverture de ces journées a eu lieu ce jeudi 8 Mai 2008, en présence de l’épouse du Premier ministre, des membres du gouvernement, des élus à l’Assemblée nationale, des responsables des associations et organisations féminines des régions et du District de Bamako…

Rappelons qu’au jour d’aujourd’hui, le système éducatif malien connaît de sérieux problèmes, malgré l’existence d’une volonté politique avérée de faire, de l’école malienne, une référence dans la sous-région et en Afrique.

C’est face à cette situation que le Président de la République, dans son adresse la Nation, à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme (le 8 Mars 2008), a sollicité l’implication des femmes dans la résolution de cette crise scolaire dont l’impact négatif touche en priorité les enfants et les mères de famille.

Aussi, c’est fortes de cette interpellation que les femmes n’ont cessé d’organiser des marches pacifiques pour apporter leur soutien aux initiatives du Chef de l’Etat et du gouvernement, en vue de sauvegarder, au niveau de l’école, la quiétude et la paix sociale, gages de tout processus de développement.

Et c’est dans cette dynamique que ces deux journéesde réflexion ont été initié es par le ministère en charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en partenariat avec les organisations féminines. Ainsi, durant deux jours (du 8 au 9 Mai 2008), les participants seront édifiés sur la crise que traverse depuis bien longtemps l’école malienne, ainsi que sur ses enjeux, afin d’alimenter les débats des Etats généraux de l’école qui seront organisés sous peu.

Au cours de ces deux journées, il s’agira également d’identifier les contraintes et les obstacles, en vue de promouvoir des stratégies nouvelles susceptibles de provoquer l’impact souhaité pour l’école malienne, au cours des prochaines années scolaires.

Aussi, au cours de son intervention, le ministre en charge des femmes, des enfants et des familles, Mme Maïga Sina Damba, a rappelé que ces journées de réflexion constituent une étape très importante dans la concrétisation de la volonté commune des femmes du Mali de sauver l’année scolaire et universitaire 2008, et aussi d’apporter leur contribution, à travers des propositions pertinentes pour la définition d’une stratégie nationale de sortie de crise.

Selon Mme Maïga Sina Damba, la situation qui se présente aujourd’hui au plan scolaire se traduit par une perturbation du cycle scolaire, consécutive à des grèves de syndicats d’enseignants et d’élèves, voire des scènes de violence. «Cette situation n’a guère laissé les femmes indifférentes, d’où l’organisation de ces deux journées de réflexion», dira t-elle.

Pour la circonstance, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a lancé un vibrant appel à toutes les associations et ONG, à la société civile dans son ensemble, et aux partenaires techniques oeuvrant dans le domaine de l’éducation, afin de faire de cette rencontre le point de départ d’autres luttes autour d’enjeux stratégiques communs.

Elle a également rendu un hommage appuyé au Président de la République pour sa confiance renouvellée aux femmes dans la résolution des crises que le pays traverse en général, et de la crise scolaire et universitaire en particulier.

Mme Maïga Sina Damba a enfin assuré sa disponibilité et celle de tous les membres du gouvernement à accompagner toutes les initiatives allant dans le sens de l’apaisement de la crise et à encourager les acteurs de l’école dans des processus porteurs de changement et de promotion de l’éducation au Mali.

Quant au ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur, et de la Recherche Scientique, M. Amadou Touré, il a insisté sur le rôle important que les femmes malienes ont toujours joué dans la recherche de l’équilibe social et de la cohésion nationale, et plus particulièrement, dans l’école et l’émancipation des enfants. Aussi-t-il salué la tenue de ces journées de réflexion des femmes, dans le souci d’apporter leur contribution à la recherche de solutions de sortie de crise pour l’école malienne.

Dans ce cadre, le ministre Amadou Touré a rappelé l’ouverture prochaine de chantiers par l’Etat, ainsi que la nécessité de créer les conditions les plus aptes à redresser l’état de l’école malienne dans toutes ses composantes. A l’en croire, son département a déjà entrepris la relecture des textes apparaissant aujourd’hui comme inefficaces ou inadaptés.

«Un dialogue plus franc est entamé avec tous les acteurs de l’école, notamment avec les partenaires sociaux, à travers le respect du Code du travail et des lois qui régissent l’école. Un Conseil supérieur de l’éducation et des collectivités régionaux seront mis en place très bientôt. Tout cela sans oublier la revalorisation de la condition enseignante», a-t-il informé.

Le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique a enfin saisi cette occasion pour assurer son homologue Mme Maïga de la disponibilité de son département à accompagner cette initiative des femmes malienne à sortir l’école malienne de l’ombre.

Au nom de toutes les femmes du Mali, la secrétaire exécutive de la CAFO, Mme Oumou Touré, a attiré l’attention générale sur la question de l’école. «Un pays sans école est condamné à disparaître», a-t-elle indiqué. C’est pourquoi elle a formulé des voeux pour une réussite totale du combat des femmes pour éviter un chaos scolaire à notre pays.

Quant au Secrétaire général du ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, il a souligné que la crise que vit l’école malienne a pris une tournure très inquiétante, car on n’assiste seulement qu’à des années blanches, tronquées ou facultatives.

A l’en croire, seul des débats francs peuvent aboutir à des solutions de sortie de cette crise scolaire. Aux participants, le Secrétaire Général du ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales a proposé de faire des propositions pertinentes pour sauver l’école malienne.

En tout cas, les bienfaits de l’éducation sont indispensables pour le développement d’un pays. Aussi faut-il se servir de toutes les armes disponibles et utiles pour que la Nation malienne retrouve sa renommée d’antan, en matière d’éducation pour tous.

Mariétou KONATE

09 mai 2008