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Vox populi, vox dei” (Voix du peuple, voix de Dieu), annoncions-nous lors la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle du 29 Avril 2007, pour annoncer la victoire écrasante du Président de la République, Amadou Toumani Touré, sur ses adversaires, et ce, dès le premier tour du scrutin. C’est aussi au nom de ce peuple qui l’a gratifié de toute sa confiance que le Chef de l’Etat n’a eu de cesse de répéter qu’il ne compte point entreprendre, à fortiori nourrir l’ambition de briguer un troisième mandat à la tête du pays.

Mais c’était sans compter avec la détermination de certains oiseaux de mauvais augure qui soutiennent le contraire, au grand dam de la sincérité de la volonté présidentielle d’inscrire ses actions à la limite des normes prescrites par le peuple malien.

Les auteurs d’une telle propagande se sont pourtant bien gardés d’étaler au grand jour les motivations profondes de leurs actes visant à dépeindre le régime, et à tailler, à la mesure du Président ATT, une autre stature que celle du “Héros du 26 Mars 1991”. Tout simplement parce qu’ en 2007, ils (lesdits oiseaux de mauvais augue) auront vu en l’homme un obstacle à leur promotion politique, et il fallait coûte que coûte abattre.

C’est dire donc que le fait de prêter à ATT l’intention de vouloir “tripatouiller la Constitution“ pour se maintenir au pouvoir est antérieur à la mise en place du Comité d’experts, dite Commission Daba Diawara, chargé de la réflexion de la consolidation de la démocratie au Mali.

Du reste, que n’a-t-on pas entendu à la veille de cette présidentielle de 2007 ?… “Permettre à ATT de briguer un second mandat, c’est ouvrir la voie au tripatouillage de la Constitution ! “, clamaient les uns. “ATT ne s’ en ira pas du pouvoir en 2012 !” , renchérissaient les autres, comme en écho. D’aucuns étaient même allés jusqu’à lui coller l’étiquette de “dictateur digne du régime nord-coréen“, et ce, bien avant la présidentielle de 2007.

Ainsi, la mise en place de la Commission Daba Diawara est venue réveiller les “vieux démons” qui somnolaient encore chez ces agitateurs qualifiés, à justes raison et titre, “d’Opposants de 2007“. En fait, c’était, à leur entendement, une occasion inespérée pour revenir à la charge, oubliant peut-être que cette nécessité de revoir nos textes fondamentaux, en certains de leurs points, était pourtant une recommandation de la classe politique malienne.

En effet, presque tous les partis politiques parce qu’il y a en qui ne le sont pas vraiment- ont eu à organiser des journées de réflexion sur les textes fondamentaux de la République. C’est dire donc qu’ avec la mise en place de la Commission Daba Diawara, ATT n’a fait que donner raison à une des recommandations de la classe politique.

Toujours est-il qu’en plus d’avoir fait montre d’une attitude déconcertante envers un camarade politique, en l’occurrence Daba Diawara, d’aucuns ont “poussé le bouchon” politique jusqu’à… accuser ATT de vouloir parvenir à ses fins (un troisième mandat), par le biais de la mise en place de ladite Commission.

Heureusement qu’aujourd’hui, le doute n’est plus permis, puisque c’est Daba Diawara en personne qui est venu lever toute équivoque, en précisant de façon claire et nette : “Nous n’avons pas touché à l’article 30 de la Constitution !”. Dont acte… Point de “tripatouillage constitutionnel” donc ! Et voilà le Chef de l’Etat blanchi une fois de plus, et de la plus belle manière.

Les grands abonnés à la propagande et à la manipulation politiques devraient désormais se trouver d’autres matières à caution ou à polémique, pour continuer de vilipender le Président ATT. Il n’en demeure pas moins que cela ne change rien au titre de “Kankénlentigi” (homme de parole) qu’il a conquis et que le peuple malien lui a décerné, au soir d’un certain 26 Mars 1991.


Adama S. DIALLO

23 Octobre 2008