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Joint dans la nuit du 16 au 17 Avril 2008, aux environs de 22h30, notre informateur basé à Gao et qui travaille dans une 0NG sillonnant les zones de Tombouctou, Ménaka, Tessalit et Ansongo, nous a édifié sur la psychose qui règne actuellement au sein de la population de Kidal.

A ses dires, les habitants de cette localité et ses environs ne dorment plus aujourd’hui que d’un oeil, sinon pas du tout, et pour causes.

Le fait est que certaines personnes mal intentionnées, ou à la solde de la “terreur” Ibrahim Ag Bahanga, sont en train de semer le trouble et la panique dans l’esprit des paisibles populations de ladite localité.

Aussi se demande-t-on: quelle est la véritable raison de créer cette psychose? Est-ce pour “vider” petit à petit la zone de Kidal est ses parages, afin de mieux pouvoir imposer un droit de cité dans ladite zone?

Autant ces hypothèses sont plausibles, autant le bandit Ibrahim Ag Bahanga met aujourd’hui tout en oeuvre pour accaparer Kidal et ses environs. “Malgré les appels au calme et au bons sens des autorités politiques et administratives, les habitants de Kidal restent de plus en plus inquiets. Certains ont même plié bagages pour une destination inconnue, d’après ce que m’a dit un collègue travaillant à Kidal“, témoigne notre informateur.

Et d’ajouter : “La seule solution, c’est de rechercher et appréhender ces personnes qui sèment aujourd’hui la peur parmi la population kidaloise. Vous savez, tout le monde aujourd’hui en a marre de ce perpétuel climat de qui-vive. Et chacun veut pouvoir vaquer à ses affaires, sans aucune crainte“.

Selon lui, même son ONG a du annuler certaines excursions dans ses zones d’activité, et cela, par mesure de précaution. Pourtant, au delà du ras le bol des populations du septentrion, relatif à la crise persistante occasionnée par Ag Bahanga et sa clique, l’Accord d’Alger joint à celui de Tripoli doit nécessairement sonner le glas de la fin de ladite crise. Sans parler des différentes mesures convenues entre l’Etat la rébellion d’une part, et d’autre part, entre l’Etat et le terroriste récidiviste Bahanga.

Dans tous les cas, le cas Ibrahim Ag Bahanga ne peut et ne doit, en aucune façon, compromettre la sécurité dans le Nord et l’intégrité territoriale : deux aspects importants, sinon capitaux, pour la préservation de la prix dans le pays. Un aspect dont tout citoyen doit se préoccuper.

Oumar DIAWARA

21 avril 2008.