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mar.jpgEmbauché pour une séance de « kalwa » (somme de prières à faire et/ou écrire pour exaucer les vœux d’une personne, nécessitant souvent plusieurs jours), un marabout recrute à son tour deux individus pour l’aider dans sa tache.

Logé à la cité C. de Dakar, Ass Malick S., marabout de son état, vu le nombre important des incantations à effectuer, a décidé de se faire assister par deux personnes pour l’aider à achever rapidement les invocations.

Pour cela, il s’est rendu à la mosquée où il a recruté deux jeunes marabouts. L’un est connu pour son assiduité à la prière et finira par être l’un des adjoints de l’imam.
Dans la nuit du 18 au 19 février, Ass Malick S. a demandé à ses aides de se faire mutuellement confiance. Il les a exhortés à se tourner fermement vers le but commun qui est d’atteindre le nombre d’invocations exigé.

Nourrissant une confiance aveugle en ses compagnons, Ass Malick ne tardera pas à se rendre compte, comme disent les Ivoiriens que «  les moutons sont promenés ensemble, mais qu’ils n’ont pas le même prix « .

Le marabout apprendra la sagesse de cette sentence africaine à ses dépens.

Le fourbe Cheikh T. après avoir mûri son plan quittera la chambre où se trouvaient ses compagnons pour acheter, avait-il prétendu, des rafraîchissements. De la boutique du coin, il ramena trois bouteilles de lait. Il a introduit du somnifère dans deux flacons qu’il offrit au marabout et à son compagnon.

Les deux hommes burent le breuvage et ne tardèrent pas à s’endormir comme des souches. Ils ne se réveilleront que plusieurs heures après le départ de Cheikh T. Les ayant endormis au moyen de sa drogue, le malhonnête emporta une bourse contenant, selon le marabout, la somme de 9 millions Fcfa.

A son réveil, le marabout réalisa très vite qu’il venait de se faire avoir. En compagnie de son ami, il parcourut la ville toute la journée à la recherche du voleur.

Décidé à mettre la main sur son ex-compagnon, le marabout s’est rendu à la brigade de gendarmerie pour porter plainte. Le commandant de la brigade de gendarmerie a ouvert une enquête. Et ses hommes ont suivi les traces du voleur jusqu’à sa ville natale B. Mais là aussi personne n’a aperçu le fuyard.

Mais une question tout de même : Dites, pourquoi est-ce que ce marabout n’a pas fait appel à l’un de ses iminents confrères ? ça mérite réflexion….

(Sources Mali-Presse Info)

19 mars 07