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Dimanche 19 février, les habitants avaient envahi la ville pour manifester leur colère après l’assassinat, le 18 février du chef de village Balobo Maïga. Le mardi 21 février, c’est une réunion qui a réuni les mêmes habitants à Hombori. Objectif recherché, assurer leur propre sécurité en attendant que l’Etat renforce son dispositif dans la ville. Pour ce faire, une délégation de 50 à 60 personnes a été formée et devrait quitter Hombori, le mercredi 22 février, pour rejoindre Bamako et si possible rencontrer le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré.

Depuis l’assassinat, le samedi 18 février, du chef village de Hombori Balobo Maïga, par des bandits armés, la population a encore du mal à retrouver toute sa sérénité. Tant la psychose de l’assassinat odieux de cette forte notabilité de la ville est dans tous les esprits.

Ce climat est d’autant plus accentué que depuis la mort de l’illustre personne, le dispositif sécuritaire de la ville ne s’est pas amélioré. Pour cause, après le crime perpétré par les assaillants, c’est l’unité méhariste de Gossi qui fut aussitôt alertée. Elle n’eût aucune chance de tomber sur les assaillants qui ont eu tout le temps de se fondre dans la nature.

Quelques jours après, cette unité, à en croire nos sources, a fini par rejoindre son poste. Aussi, le fait que les éléments de la gendarmerie de la ville n’ont pu stopper les assaillants au moment de leur forfait et empêcher du coup l’assassinat du chef de village, la population s’est convaincue qu’il est de son désormais devoir de participer à la protection de la ville aux côtés de la poignée d’éléments de la gendarmerie vivant sur place. Cela en attendant que l’Etat prenne des dispositions en la matière. C’est d’ailleurs tout le sens d’une réunion qui s’est tenu le mardi dernier à Hombori. Réunion au cours de laquelle, les habitants ont jugé nécessaire d’assurer leur propre sécurité. Une délégation a été séance tenante constituée pour venir à Bamako et rencontrer le chef de l’Etat pour aborder la question.

Cette délégation qui devrait quitter hier mercredi Hombori, apprend-on de source sûre, sera forte de 50 à 60 personnes. Et il n’est pas exclut que les ressortissants de la localité vivant à Bamako se joignent à la délégation pour rencontrer le Président de la République.

Cependant, il y a lieu de préciser qu’au cours de la rencontre de mardi dernier, les uns et les autres ont appelé la population au calme et à beaucoup de sérénité.

La ville de Hombori étant à la fois composée de sonrhaïs, tamasheq, dogons, il a été demandé à tous de ne pas faire d’amalgame entre les bandits qui les ont attaqués et les populations blanches qui vivent avec eux.

Un appel qui a tout son sens pour qui connait les rapports de bon voisinage que ces populations entretiennent entre elles.

Abdoulaye DIARRA

Le 23 février 2012