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«Musoya yé moyou ni sabali déyé», aux dires de grand mère, en plus de cette sagesse qui accompagnait les femmes tout au long de leur vie, toute nouvelle mariée recevait une aiguille et du fils. Ces instruments de couture devaient rappeler à la femme son rôle clé dans la consolidation d’un climat apaisé dans la famille. Il incombait à la femme la délicate tâche d’unir les membres de la famille aux risques qu’elle en souffre. Ceci y allait de l’honneur et la réputation de la famille de la mariée.

L’épouse à la lourde responsabilité de maintenir la famille unie. Il est courant de remarquer dans les cohabitations entre femmes des relations très souvent orageuses. Pour une raison méconnue, les femmes ont souvent la fâcheuse habitude de vouloir s’imposer, tout en voulant chacune être celle qui donne les ordres.

Il est connu dans notre société, des belles sœurs plus jeunes parfois que l’épouse de leur frère, cherchent à transformer l’épouse à une bonne à tout faire dans le foyer. Elles lui incombent souvent plus d’exigences que le mari.

Elles accablent parfois la femme de mesquineries tout propre à la femme. Les femmes instaurent très souvent entre elles une rivalité qui touche autant les choses matérielles que l’affection de l’homme qui est au centre c’est-à-dire le mari pour l’une et le frère pour l’autre.

Seulement si une épouse est apte d’accepter les reproches d’un mari ou des beaux parents, rares sont celles qui sont prêtes à accepter de telle situation : «je suis la maîtresse de maison, je décide dans mon foyer. Elle n’a qu’à attendre son foyer pour y faire ce qu’elle veut».

Nous commencerons à faire amende auprès de toutes les épouses modernes, car il n’est point évident de s’entendre entre femmes. Compte tenu de la forte personnalité de chacune. Aussi il est tout à fait compréhensible lorsque vous vous demandez pourquoi courber l’échine devant une autre femme.

Pour toute réponse, les astuces de grand mère sont payants si vous l’appliquez dans votre foyer.

Mettez vous en tête que l’épouse tout comme la belle sœur, vous constituez dans l’esprit de votre homme «ses femmes» (tout comme votre père, frère sont vos hommes). Si nous essayons de résoudre cette équation, nous parviendrons à résoudre certains de nos problèmes. Car tout comme vous serez obligés de vous complaire au caractère de votre frère ou père, pour cause un adage de chez nous ramène à peu près à ceci «les liens du sang fument mais ne brûlent point ou on ne rejette pas son sang».

Des femmes d’une même famille qui s’entre déchirent en longueur de journée constituent une source de malheur pour le mari. Il lui sera difficile de départager ses sœurs et son épouse. Pour éviter ce dilemme à votre épouse, jouer la même carte avec les sœurs de votre mari qu’avec sa mère Essayer les quelques conseils de grand’mère, même s’il n’est pas aisé de les appliquer mais si vous le voulez réellement, vous y parviendrez.

Faites de votre belle sœur une complice et non une rivale. Et si votre belle sœur est belliqueuse, éviter les scènes. Si elle vous cherche des poux dans les cheveux, mettez vous au dessus «c’est deux personnes qui se battent», si vous parvenez à éviter les mésententes, vous aurez gagné en force telles sont les dires de ma très chère grand’mère. Il vous faudra parfois descendre de votre piédestal pour maintenir la paix dans votre foyer.

Votre préoccupation étant la tranquillité d’esprit de votre conjoint, vous ne devez pas mesurer le tribut à payer pour cohabiter avec les belles-sœurs même si «elles sont invivables et impossibles».

Si vous avez des différends demandez dans l’intimité à votre mari de résoudre le problème avec sa sœur (votre rôle n’est pas d’envenimer les choses).

Si vous ne vous entendez pas, évitez la au maximum, ne tomber pas dans le piège qu’elle ne manquera pas de vous tendre. Car vous êtes mariée pour le meilleur et pour le pire et vous ne devez permettre à personne d’empêcher l’épanouissement de votre foyer et la tranquillité de votre époux le père de vos enfants.

Khadydiatou Sanogo / Stagiaire

16 Mars 2009