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BREVES

C’est à un ballet aérien de chefs d’Etat et de gouvernement que notre capitale a assisté entre le mercredi et le jeudi 19 septembre marquant le 2e acte de l’investiture du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita après sa prestation de serment le 4 septembre 2013. Parti à l’aéroport jeudi dernier à l’accueil de son homologue sénégalais, Macky Sall, IBK a été témoin d’incartades entre chasseurs d’images et éléments de la sécurité. Malgré son insistance auprès d’eux de leur laisser faire leur « boulot« , un gendarme s’est évertué pendant que le président IBK marchait avec son homologue Sall, à bousculer les photos-reporters.

Il n’en fallait pas plus pour susciter l’indignation du président de la République qui a fait une mise en garde sévère en ces termes : « La sécurité si vous marchez sur mon pied, je vais vous déshabiller« . Il a fait cette mise en garde pendant qu’il conversait tranquillement avec son homologue sénégalais en se dirigeant vers le salon VIP. La sentence a été entendue puisqu’au départ d’IBK des lieux, les journalistes ont travaillé sereinement.

Présidence : vague de nominations après le retour d’IBK de New York

Les premiers actes de nominations du nouveau président une semaine après sa prestation de serment, ont été la désignation d’un secrétaire général de la présidence de la République, de son adjoint et d’un directeur de cabinet, tous avec rang et prérogatives de ministre. Selon des indiscrétions, IBK aurait opté pour certains collaborateurs de l’ex-Premier ministre. Ces reconduits sont aux anges.

Parti du pays lundi pour New York où il assistera cette semaine à la 68e Assemblée générale des Nations unies, il se dit que le grand nettoyage débutera après le retour d’IBK. Déjà, c’est le branle-bas dans les rangs des cadres de la présidence. Parce que personne ne sait le sort qui lui sera réservé au retour du nouveau locataire des lieux.

Stade du 26-Mars : Yayi Boni se fâche contre le protocole

A l’investiture du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita le 19 septembre 2013 devant un parterre de chefs d’Etat et de gouvernement au stade du 26 mars, il y a eu de nombreux ratés. Mais l’image du jour a été la longue attente observée par le président béninois, Yayi Boni de son véhicule. Après la cérémonie sous un soleil de plomb, le président Boni a peiné avant de retrouver son véhicule. Outré, il s’est mis à rechercher en vain son véhicule, car la cacophonie était totale. Loin d’être au bout de sa peine, le président béninois a marché à pied de la cour du stade jusqu’à la grande porte en compagnie de ses gardes du corps et des éléments du protocole.

N’ayant pas pu contenir sa colère, il a déclaré : « Vous ne me respectez pas. Où est ma voiture ?« L’ire du président Yayi Boni se comprenait d’autant qu’il a été fait appeler du salon VIP par le protocole de la République pour regagner son véhicule, mais à sa sortie rien. Avec la canicule qui s’abattait sur la capitale ce jour-là, le petit trajet de marche « imposé« , il va sans dire que l’hôte de marque a sué à grosses gouttes.

Déclaration de biens : Moussa Mara s’acquitte du devoir

Quelques jours après sa démission de ses fonctions de maire de la Commune IV afin de pourvoir à sa succession, le ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, Moussa Mara, a profité de la semaine dernière pour faire la déclaration de son patrimoine à la Cour suprême. Espérons qu’il sera suivi dans les jours à venir de ses autres collègues du gouvernement. Au nom de la loi et de la transparence.

Les Echos du 25 Septembre 2013