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La Tabaski s’annonce, les marchés de moutons à Bamako sont pris d’assaut par les clients. Cependant, ils déplorent la hausse du prix des moutons qui rend l’achat désagréable. 

Les fidèles musulmans n’attendent qu’une seule date : le 20 juillet marqué par la fête de Tabaski. A l’occasion, quelques marchés et terrains de sport de la capitale sont remplis de moutons toute taille confondu vendus à différents prix. « Il y a tous les prix pour les moutons : 60.000 F, 70.000 F, 100.000 F, 150.000 F, 200.000 F, 300.000 F et 400.000 F » a affirmé Batta Doucouré, vendeur. 

Mahamadou Haidara est un client du marché de bétail situé sur la route de Sébénicoro. Ce père de famille retourna chez lui les mains vides à cause du prix élevé de moutons. « Je n’ai pas pu acheter mon mouton car le prix est très élevé. Pour avoir un vrai mouton, il faut prévoir 150.000 F ou 100.000 F » a-t-il déploré.   

Un autre client croisé au terrain chaba de lafiabougou explique son désarroi. «  Le bétail est cher sur le marché. Beaucoup n’égorgeront pas de moutons cette année! Et les vendeurs garderont leurs bétails » Oumar Toungara, client.  

Cette hausse du prix des moutons s’explique par l’insécurité qui prend de plus en plus de l’ampleur au Mali. En effet, depuis le déclenchement de la crise au nord du Mali en 2012, les bétails ne sont plus accessibles en nombre important à la population. « Les conflits font que les moutons sont très chers vers la région de Mopti. Or, si les moutons deviennent chers là-bas, automatiquement,  cela se sent à Bamako » Amadou Yattara, vendeur. 

A cela s’ajoute le coût élevé des denrées dédiées à l’alimentation des moutons. « Pour nourrir les moutons, il faut un sac d’aliment bétail qui coute 10.000 F cette année au lieu de 7.500 F » a ajouté  Morikê Kamissoko, vendeur de mouton.

Le Mali ayant l’un des cheptels les plus importants de l’Afrique de l’Ouest, la viande de bétails devra être accessible pour tous.

Adama Sanogo

@Afribone