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Alors que des centaines de familles de déplacés pleurent encore leurs morts, et que d’autres sont dans le désespoir de retrouver la trace des disparus, un climat de peur règne chez les jeunes des quartiers guéré. Une peur entretenue par la rumeur. Cette réalité a rattrapé ce jeudi 25 juillet une mission de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), conduite par le conseiller du président de la CDVR chargé de la jeunesse. Au cours d’une rencontre à huis clos, entre les responsables des jeunes des principales ethnies de Duékoué et d’autres jeunes originaires de la région venus d’Abidjan, la rumeur d’un départ imminent des jeunes Guéré du quartier Carrefour, le plus meurtri lors de la crise postélectorale, a écourté le huis clos. Tout ce monde s’est rendu au quartier Carrefour pour rassurer les jeunes, mais la peur persiste. Il reste des zones d’ombre, d’abord sur les raisons de la descente des jeunes Dioula sur le camp de déplacés de Nahibly vendredi dernier. S’agissait-il d’une réaction spontanée au braquage meurtrier la nuit précédente dans le quartier de Kokoma ? Visiblement non, selon plusieurs témoignages recueillis auprès des rescapés du camp. Pour eux, l’attaque était préméditée. RFI