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L’Association des écoles privées menace de boycotter la rentrée scolaire 2008-2008

Précédemment annoncée pour le lundi 6 octobre prochain par le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, la rentrée des classes risque d’être compromise par les promoteurs des écoles privées.

es raisons avancées par ces derniers sont le non-paiement des arriérés des demi-bourses et de frais scolaires, la régularisation des additifs au niveau de la Cellule de Planification Statistique (CPS) au titre de l’année scolaire 2007-2008 d’un montant de plus de 2,996 milliards de F CFA de la part de l’Etat.

Selon le Secrétaire Général de l’association, Ibrahima Rémy Doumbia, « c’est suite aux nombreuses tentatives infructueuses tant au niveau du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique que celui des Finances en vue du paiement de la totalité des arriérés, au titre de l’année scolaire 2007-2008, nous avons été amenés à provoquer une assemblée générale extraordinaire. Au cours de cette assemblée générale, les membres ont pris la décision de rejeter la rentrée scolaire jusqu’au paiement intégral des demi-bourses et des frais scolaires en souffrance ainsi que la régularisation des additifs au niveau de la Cellule de Planification Statistique (CPS) au titre de l’année 2007-2008 et leur paiement intégral ».

Dans ces conditions, expliquera t-M. Doumbia les promoteurs des écoles privées sont confrontés à un problème financier. « Nous ne sommes pas en mesure de payer nos agents, il y en a qui sont à plus de cinq mois d’arriérés de salaires parce que l’Etat n’a pas respecté ses engagements, à savoir l’accord interministériel signé le 20 mars 2008, à travers lequel il s’engagé à payer la première tranche des frais scolaires des élèves orientés dans les établissements privés à la première quinzaine du mois de mars de l’année en cours et la deuxième tranche à la seconde quinzaine du mois de mai de la même année« .

Pour Ibrahima Rémy Doumbia, l’Etat a fait preuve d’ingratitude. «Nous l’avons aidé à sauver l’année scolaire en faisant les évaluations à la place de la Coordination des Syndicats d’Enseignement Secondaire (COSES). Il ne faut pas que l’Etat se foute de notre gueule » a laissé entendre l’orateur. A travers cette décision, l’AEPAM a décidé de passer par la manière forte afin d’amener le Gouvernement à respecter ses engagements. Si le problème des frais scolaires relève d’une crise de trésorerie, ses conséquences risquent de plonger encore l’année dans un coma profond quand on sait que les écoles publiques n’arrivent plus à jouer leur rôle.

Rappelons que la majeure partie des établissements scolaires du Mali sont privés. Plus de 70 % des écoles techniques et professionnelles et 56 % du secondaire général sont dans les mains des privés à Bamako, donc, non-étatiques, a laissé entendre Rémy Doumbia.

En tout cas, les autorités sont interpellées face à cette situation qui n’a trop que duré. Une chose est sûre, les promoteurs sont déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction totale de leurs doléances.

Ramata TEMBELY

23 Septembre 2008