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  Soir de Bamako
Transrail-S.A à la croisée des chemins : les cheminots sont très mécontents

- Ils gonflent leurs muscles pour le faire savoir

La section syndicale unique/Untm de transrail S.a a organisé une assemblée générale d’informations autour des préoccupations des cheminots. Ce meeting qui a enregistré la présence de syndicalistes venus du Sénégal pour la circonstance a été une occasion de faire un état des lieux et d’interpeller à la fois les États du Sénégal et du Mali sur la nécessité des mesures urgentes à prendre avant la mise en œuvre du nouveau schéma institutionnel. Parmi les responsables syndicaux du Sénégal qui ont pris part à ce meeting dans notre Capitale, il y a Madjodjo Diagne, secrétaire général du Satrail, et Cheick Sow, chargé de la formation.

Cette Assemblée générale des travailleurs de Transrail intervient quelques semaines seulement après un meeting initié par leurs collègues du Sénégal et qui a enregistré la présence d’une délégation conduite par le secrétaire général de la section syndicale unique/Untm, M. Abdoulaye Berthé.

L’ANGOISSE DES CHEMINOTS
Face aux difficultés, les travailleurs de Transrail plaident pour la mutualisation des forces pour mener à bien la bataille. Selon un des syndicalistes à ce meeting, on ne doit pas parler du sort des cheminots en leur absence. Toute chose qui a amené le secrétaire général Abdoulaye Berthé à affirmer que pendant longtemps les cheminots ont été les dindons de la farce. M. Berthé fait ainsi allusion au contrat de concession et au nouveau schéma institutionnel qui ont abouti à la sortie de l’actionnaire de référence qui, jusqu’ici, avait tenu ses engagements.
Selon le syndicaliste, il faut que cette sortie soit négociée. Comme préalable, les cheminots, par la voix de leurs responsables, demandent l’adoption d’une période transitoire avant la mise en œuvre du nouveau schéma institutionnel. Au cours de l’assemblée générale, les travailleurs ont débattu de long en large sur les avantages liés au schéma.
Le secrétaire général des cheminots du Mali déplore l’absence d’un plan “B” dans la mise en œuvre du schéma qui a été proposé. C’est parce que le syndicat est conscient des dangers qui sont liés au retrait brusque de l’actionnaire de référence qu’il souhaiterait un dialogue social autour du dossier.

Pour rappel, en 2014 et plus précisément le 16 décembre, il y a eu à Bamako une réunion entre le Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement du Sénégal, M. Mansour Elimane Kane, le Ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement du Mali, Mamadou Hachim Koumaré, et le groupe ADVENS, représenté par son président Abass Jaber. Le seul point à l’ordre du jour portait sur la mise en œuvre du nouveau schéma institutionnel. Après avoir identifié tous les goulots d’étranglement, les parties ont convenu de la mise en place du cadre institutionnel retenu par les deux Etats le 12 mai 2010, à savoir la création des sociétés de patrimoine, une société d’exploitation et une autorité de régulation. Ils ont convenu de la mise en œuvre de cette résolution avant la fin du premier trimestre 2015.
Le communiqué final qui a été élaboré au terme de cette réunion précisait tous les efforts et le mérite de l’actionnaire de référence en dépit d’un environnement très difficile que traverse la société. Le temps a passé et aujourd’hui les cheminots déplorent la confusion dont souffre la mise en œuvre du schéma institutionnel. Cette confusion, à en croire les responsables syndicaux qui ont animé ce meeting, est entretenu par l’État du Sénégal à travers un Ministre d’État.

Pour sa part, le secrétaire général des cheminots du Mali, Abdoulaye Berthé, déplore aussi le comportement de certains cadres au niveau du département de tutelle. Le responsable syndical va jusqu’à mettre en doute les compétences des cadres qui, selon lui, s’agitent autour du dossier Transrail. “Ce sont des prédateurs qui n’ont aucune expertise. Mais ils s’agitent pour défendre leurs intérêts sordides”, a déclaré Abdoulaye Berthé à propos de certains cadres du Ministère de tutelle.
Le secrétaire général est convaincu que la solution pour dissiper l’angoisse des travailleurs de la société est la mise en œuvre d’une période de transition. Ceci aura l’avantage de permettre de réfléchir et d’apporter la solution idoine pour le bonheur de tous.

Laya DIARRA

Le Soir de Bamako du 31 Mars 2015

 

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