Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  L’Inter de Bamako
Pour se faire entendre : Les sortants des IFM en sit-in, ce mardi devant le ministère de l’Education nationale

Les sortants des Instituts de formation des maîtres (IFM) ont finalement décidé de prendre le taureau par les cornes pour attirer l’attention des autorités maliennes et de l’opinion publique sur le calvaire qu’ils vivent quand ils obtiennent leur parchemin. Ils seront demain mardi 19 février devant le ministère de l’Education nationale pour manifester leur ras-le-bol.

Depuis qu’ils ont mis sur les fonts baptismaux le Rassemblement des sortants des IFM (RS-IFM) et le Collectif des sortants des IFM (CS-IFM), les diplômés ont rompu le silence. Aujourd’hui, à travers ces deux (02) regroupements, ils veulent se faire entendre par toutes les voies légales pour faire aboutir leurs revendications qui constituent l’épineuse dorsale de leur combat. Ils projettent un sit-in, ce mardi, devant le ministère de l’Education nationale. Cette manifestation pacifique, selon les organisateurs, sera peut-être un déclic.

Selon Moussa Coulibaly, président du Rassemblement des sortants des IFM, l’objectif de la création de son association est d’attirer l’attention des Maliens sur la situation des sortants des Instituts de formation des maîtres. Il estime à près de 6000 le nombre des sortants des IFM à la recherche d’un emploi.
Pour faire face à la crise d’enseignants dans les écoles publiques, M. Coulibaly dit que le gouvernement doit adopter une politique d’intégration directe des sortants des IFM dans la fonction publique à l’image de ceux de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il pense que cela n’est pas au-dessus des moyens de l’Etat. Il poursuit que l’Etat dans sa croisade contre le chômage peut donner du travail aux sortants des IFM pour garantir une meilleure qualité de l’enseignement.

Qu’en est-il du recrutement des enseignants au niveau des écoles privées ? Le président du RS-IFM répond que la situation de ceux-ci est lamentable. Il déplore les conditions de vie et de travail de ses enseignants qui sont payés au-dessous du SMIG. Il invite le gouvernement à l’application des textes pour que ceux-ci puissent dignement exercer leur noble métier et faire face aux dépenses familiales.

Yoro SOW
l’Inter de Bamako du 18 février 2019

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2019 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés