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Mutilations génitales féminines : Plan-Mali maintient le cap du combat

Selon la quatrième Enquête Démographique et de Santé du Mali (EDSM IV), la proportion de l’excision est passé de 94% à 85% entre 2002 et de 2006. Si la tendance à la baisse est jugée salutaire, la pratique dont les méfaits sanitaires sont nombreux reste ancrée dans la société malienne.

Le programme National de lutte contre l’Excision (PNLE) estime que parmi 16 pratiques désignées comme néfastes à la santé de la femme, l’excision reste celle qui pose le plus de problème. C’est un problème de santé public aux conséquences graves sur le plan médicale, psychologique et sexuel, et même économique sur les victimes. D’intenses sensibilisations sont en cours depuis des années mais la pratique persiste au sein de la société malienne et la communication en faveur de son abandon est souvent stigmatisée, les pesanteurs socioculturelles étant considérables.

Mais les acteurs ont des raisons d’estimer que leur combat n’est pas vain : environ 400 villages auraient abandonné la pratique, des règles régissent le phénomène dans d’autres communautés, des leaders religieux y adhèrent et l’accompagnement des partenaires techniques et financiers est acquis, le phénomène est pris en compte dans les programmes d’enseignement des écoles de santé. En plus de ces progrès, on note la prise en charge annuelle de deux mille (2000) cas de complications liées à la pratique.

Dans le cadre de la promotion de l’enfance et des communautés démunies, Plan-Mali assure soutenir les missions du PNLE et les organisations luttant contre le fléau. C’est dans ce cadre que l’ONG a organisé, à Sélingué, du 21 au 25 mai 2012, un atelier à l’intention de responsables d’ONG, de structures étatiques et d’hommes de presse. Cinq (5) jours durant, des experts sanitaires et hommes de médias ont élucidé le phénomène des mutilations génitales féminines précisément l’excision. Les participants au nombre de vingt cinq (25) personnes se sont attelés à l’élaboration de message et de choix de supports pour la lutte contre la pratique de l’excision au Mali.

Il s’agit d’une initiative visant à réviser les messages « mal perçu par les populations » dans le cadre du projet d’abandon des mutilations génitales féminines. Les participants se sont donc pencher sur de nouveaux messages et images dans « le but de pouvoir mieux informer et sensibiliser le grand public », concède les organisateurs de l’atelier. L’adoption d’une loi réprimant l’excision, l’introduction de ce sujet dans les modules de l’enseignement générale, sont entre autres chevaux de bataille des acteurs hostiles au phénomène.

Seydou Coulibaly

29 Mai 2012

©AFRIBONE

 

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