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Motion de censure des députés de l’EMP contre le premier ministre : les jours de...

Motion de censure des députés de l’EMP contre le premier ministre : les jours de Soumeylou Boubeye Maiga à la primature sont comptés !

Cette semaine sera très mouvementée dans l’hémicycle. Contre toute attente les députés de la majorité présidentielle décident de déposer une motion de censure contre le chef du gouvernement Soumeylou Boubeye Maiga afin de l’éjecter de son fauteuil. Issu de cette mouvance présidentielle, les armes du plus « stratège de la scène politique malienne » semblent inefficace face à l’armada de ces anciens camarades qui ne jurent que par son éviction. Cette motion de censure est-elle -déposée contre le premier ministre pour sauver le président de la République ?

Premier du genre au Mali, les députés de la majorité présidentielle envisagent de déposer une motion de censure contre le premier ministre issu de leur propre rang en l’occurrence la mouvance présidentielle. Le vote de cette motion de censure se tiendra le jeudi 18 avril 2019. La question que l’on se pose est de savoir si cette motion de censure a un rapport avec la démonstration de force des religieux contre le chef du gouvernement ?

Décidément rien ne va plus entre le premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga et les leaders religieux (le chérif de Nioro et l’imam Mohamoud Dicko) qui n’ont jamais caché leur intention de le faire débarqué. La marche du vendredi 05 Avril en est une parfaite illustration. En plus des leaders religieux, ce n’est plus le grand amour entre les membres de la majorité présidentielle et le premier ministre d’où leurs déterminations à le déposer.

Ce qui est sûr, les leaders religieux (Iman Mohamoud Dicko et le chérif de Nioro Bouyé Haidara) ont été les premier a demandé le départ du premier ministre. Ces leaders religieux reprochent au chef du gouvernement d’avoir mal gérer les affaires publiques. Cette décision de démission est survenue lors du grand meeting tenu au stade du 26mars le 10 février 2019. Le président de la République n’a pas répondu favorablement à cet appel des leaders religieux et le premier ministre s’est même permis de les qualifiés "d’hybrides. "

Le désaveu de ces leaders religieux ne s’est pas affaibli pour autant. C’est ainsi que le vendredi 5 avril 2019, des milliers de personnes ont répondu favorablement à l’appel de l’Imam Dicko et le chérif de Nioro Bouye. Au cours de ce meeting, l’Imam Dicko avait pris la décision de perpétuer les meetings chaque vendredi jusqu’à la satisfaction de leur souhait, qui n’est autre que la démission du premier ministre. La marée humaine qui a longé les rues de Bamako a poussé les familles fondatrices de Bamako à démarcher l’Imam Mohamoude Dicko. C’est ainsi qu’une trêve a été observée à la suite de la demande des familles fondatrice de Bamako, cette décision a été respectée par le président du haut conseil islamique.

Guerre ouverte entre les leaders religieux et le président de la République !

L’Imam Mohamoud Dicko est allé rencontrer le chérif de Nioro le vendredi 12 avril 2019. L’objet de cette rencontre était de faire un compte-rendu du meeting du 5 avril à son condisciple mais aussi et surtout de planifier les stratégies à mettre en place pour l’atteinte de leur objectif. A l’issu de cette rencontre le chérif de Nioro n’a pas caché sa détermination de faire partir Boubeye mais aussi le président de la République. Faut-il le rappeler que le Chérif de Nioro a battu campagne contre le président IBK lors des élections présidentielles de 2018. La réélection d’IBK au pouvoir n’a toujours pas été digérée par le chérif de Nioro qui reproche au président de n’avoir pas pris les mesures pouvant permettre la résolution de l’insécurité au Mali, ainsi que des schémas pour amorcer le développement du pays.

Au regard de toutes ces protestations et la motion de censure qui se pointe à l’horizon, quid du président de la République ou du premier minsitre partira ? Le temps nous édifiera.

Bissidi Simpara
Bamako, le 16 Avril 2019

©AFRIBONE

 

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