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Manifestation dans les rues de Bamako : Une grande prière pour la paix à 16h

Ce matin, 3 février 2012, entre 9h et 11h, les jeunes gens des Commune I et II de Bamako, qui avaient relayés aujourd’hui, ceux de la commune III et de la ville garnison de Kati, dans les rues, paralysant les artères principales, ont libérés les voies. Dans la Commune III, siège des contestations du jour, le calme est de retour.

Entre 12h et 14h, les imams de plusieurs mosquées, à travers toute la ville, ont débuté leur prêche en appelant les fidèles à la pondération.

A 14h, on pouvait constater l’absence d’agents de police au niveau de nombreux carrefours de la ville. Les commissariats, toujours en alerte, ont ainsi renforcé leurs dispositifs.

Une grande prière, afin de ramener la paix au nord de notre pays, et le calme dans les rues de notre capitale et nos régions, est prévue ce jour à 16h, à la Grande Mosquée de Bamako, sise à Bagadadji. Elle sera conduite par le grand imam, Koké Kalé.

Par contre, si le calme est bien revenu dans la capitale du Kénédougou (Sikasso), il est à déplorer les incendies du marché central et de la station de l’ORTM.

mise en ligne : 14h30, ajout : 17h10TU

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Les Communes I et II dans la rue

Après une matinée calme, les Communes I et II prennent le relais dans les rues de Bamako. La journée de jeudi 2 février 2012 a été marquée par des manifestations qui ont essentiellement eu lieu dans des quartiers de la commune III du district de Bamako : Badialan, Bolibana, Dravela, Bamako-coura, le quartier commercial, Dar es Salam et Médina-coura.

Dès 10 heures, ce 3 février, la rue a été envahie par des jeunes en provenance des quartiers Djelibougou, Banconi, Korofina, Hippodrome, marchant vers le centre-ville.

mise en ligne : 11h54 TU

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Les Sikassois dans la rue

Manifestations populaires : le feu couve également dans les capitales régionales

Après Bamako et Kati, les manifestations populaires contre la gestion de l’insurrection armée dans le nord du pays se sont transportées dans les capitales régionales. Des jeunes se sont attaqués, hier 2 février au gouvernorat au Ségou. La même journée, les sikassois envisageaient une marcher. « Ce sont les femmes qui avaient décidé de sortir dans la rue » nous a confié un élu municipal de la commune urbaine de Sikasso.

Les autorités régionales ont finalement pris le devant en convoquant le même jour une réunion extraordinaire où les responsables des différents services et les leaders d’opinion étaient convoqués. La rencontre n’a pu venir à bout de la décision des femmes qui, selon plusieurs sources, ont occupés les rues de la ville ce vendredi 3 février. « J’ai vu la police anti-émeute dans la rue à la poursuite des marcheurs. Et puis les commerces sont fermés » nous a déclaré un habitant de Sikasso. « Les militaires ont encerclé la ville et les pneus brulent un peu partout sur les voies » a ajouté un autre interlocuteur.

Au moment où nous mettions cet article en ligne, aucun bilan ne peut être établi de cette manifestation. Les émeutiers, femmes et familles de militaires, ont occupé les rues, il y a juste une heure.

11h12TU


Retour au calme à Bamako ?

Comme à l’ordinaire, la population de Bamako a commencé à vaquer à ses occupations ce vendredi 3 février 2012, au lendemain d’une chaude journée. Tôt le matin, la circulation a repris son cours normal. Dès 8heures, tous les commerces étaient déjà ouverts.

Le calme, faut-il le souligner, reste précaire. Les appels à la pondération de leaders d’opinion se sont succédés à la télévision nationale dans la nuit du 2 au 3 février. Cette manifestation spontanée était essentiellement conduite par des jeunes de moins de dix huit (18) ans, notamment de jeunes scolaires.

Ils n’ont pas d’agenda mais promettaient des lendemains plus chauds aux autorités. Hier, plusieurs rues du centre-ville ont été barricadées. Jusqu’à 20 heures, certaines avenues étaient difficilement praticables notamment le boulevard de l’indépendance, où nous avons pu le constaté. Tard dans la nuit, les voies publiques ont été nettoyées. En termes de dégâts matériels, les vitres d’un flanc du nouveau complexe commercial situé au grand marché ont été brisées. L’Assemblée nationale, sise au quartier Bagadadji a essuyé des jets de pierres. Dans ce même quartier, selon des sources, des boutiques appartenant à des « peaux blanches » supposées touareg ont été incendiés.

03 Février 2012 : 09h00TU

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Remaniement ministériel au Mali

Léger remaniement ministériel au Mali : un changement a été effectué ce jeudi 2 février 2012 au sein du gouvernement. Le ministre de la défense et des anciens combattants et celui de la sécurité intérieure et de la protection civile, échangent leur portefeuille : Natié Pléah, remplace Sadio Gassama. L’annonce a été faite lors du journal TV de 20h15.

02 Février 2012 : 21h15TU


Contagion de la crise du Nord à Bamako : des jeunes s’emportent dans la rue ce 2 février.

La rue gronde

Pendant que la ville de Kati connaissait une relative baisse de tension, la capitale malienne, elle, a entamé sa première journée de protestation, ce jeudi 2 février 2012, contre la crise dans le nord du pays.

La ville de Bamako a connu des manifestations populaires ce jeudi 2 février 2012. Avec des cris hostiles au chef de l’Etat, plusieurs jeunes ont parcouru des quartiers du centre-ville enflammant des pneus et autres objets sur la voie publique. Ces émeutes ont essentiellement concerné les quartiers du Badialan, Bolibana, Dravela, Bamako-coura, le quartier commercial, Dar es Salam et Médina-coura, comme nous avons pu le constater. Ces heurts qui ont débuté vers 9 heures ont duré jusqu’au début de l’après midi et les avenues principales de ces quartiers étaient pratiquement toutes barricadées.

Ces manifestants s’insurgent contre la gestion faite de la crise du Nord par l’Etat. « Il faut faire revenir nos militaires si on ne peut pas faire la guerre » scandait un groupe de protestataires attroupé au bord de flammes allumées non loin du siège de Malitel à Dravela. Au moment où nous mettons cet article en ligne, la situation était devenue relativement calme comparativement à la matinée mais elle restait toujours tendue.

On ne peut pas encore produire d’état de lieux en termes de dégâts matériels. Les manifestants s’activaient généralement à enflammer des pneus sur les routes, sans s’attaquer aux édifices publics. Les commissariats de police mis en alerte, les agents faisaient la navette dans les secteurs sensibles à bord véhicules Pik-Up, histoire de dissuader les manifestants, sans pour autant chercher à les disperser.

Selon des informations, Ségou (chef lieu de la quatrième région), situé à 240 kilomètres à l’est de Bamako, a également connu des manifestations. On apprend de certaines sources dans cette ville que le gouvernorat a été envahi par les contestataires.

Si Bamako et Ségou étaient à leur première manifestation, Kati, elle, est occupée par des émeutiers depuis trois jours. Jusqu’à 13 heures de ce 2 février 2012, la ville restait inaccessible aux automobilistes. Plusieurs véhicules de transports en communs étaient stationnés aux portes de la ville assistant impuissamment à la scène. Les motocyclistes, eux, empruntaient des pistes cyclables pour y accéder.

Seydou Coulibaly

02 Février 2012

©AFRIBONE

 

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