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  L’Indépendant
Malgré les menaces de boycott qui pesaient sur elles : les écoles de Kidal rouvrent leurs portes en l’absence du ministre de l’Education

Bien que l’on ait craint le pire, la réouverture des classes a bien eu lieu, du moins symboliquement, hier lundi 19 octobre, dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. C’était sous la présidence du secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Acherif. Finalement, les manifestations initiées par la présidente du mouvement des femmes de l’Azawad dirigé par Assy Walet Hita, n’y ont rien changé. Cependant, cette cérémonie s’est déroulée en l’absence du ministre de l’Education.

Selon nos sources, cette réouverture des classes à Kidal a été supervisée par la mission d’évaluation ” éducation, santé, énergie ” dépêchée sur place depuis le début du mois par le gouvernement malien. Elle a été rendue possible grâce à la pression exercée par la frange la plus importante de la population de l’Adrar des Ifoghas qui demandait à la CMA de s’investir afin de sauver l’année scolaire.

Pourtant la veille, un bras de fer s’était engagé entre les autorités maliennes et une partie de la CMA remettant en cause la tenue de cette cérémonie. En effet, tandis que les premières tenaient à une présence du ministre de l’Education à cette cérémonie en plus de quelques éléments des forces armées maliennes pour assurer sa sécurité, la seconde partie a surtout opté pour une délégation discrète. Ce, d’autant plus qu’un mouvement de protestation qui n’a pas mobilisé grand monde, a été initié par quelques habitants de la ville qui n’ont pas hésité à occuper l’enceinte d’une école publique.

Nos sources indiquent que c’est aux alentours de 14h 30mn que la partie éducation de la mission dirigée par Koina Ag Ahmadou, ancien directeur d’Académie de Kidal a procédé à l’ouverture des classes. Pour la circonstance, ce dernier a réitéré la disponibilité du gouvernement malien à tout mettre en œuvre pour relancer l’école sur toute l’étendue du territoire national.

Malgré cette ouverture symbolique des classes, reste encore à trouver une solution au problème des enseignants qui demandent une présence de l’armée malienne pour assurer leur sécurité. Pour l’heure, des manifestations à l’initiative d’une minorité de la population se poursuivent au centre-ville de Kidal où des barricades ont été posées et des pneus incendiés.

Cédant à la pression de quelques parents d’élèves hostiles à tout report ou annulation de l’ouverture des classes, des interlocuteurs de la CMA tentent de calmer les manifestants. Reste à savoir s’ils réussiront dans cette tâche qui n’est sûrement pas des plus aisées car l’une ou l’autre décision va forcément mécontenter un camp.

Massiré Diop

L’Indépendant du 21 Octobre 2015

 

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