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  Un peu d’histoire, d’art et de culture
Littérature Malienne : Une présence notable


Les lettres maliennes

La colonisation française mit en place une politique éducative qui favorisa plus la formation des littéraires que des scientifiques. Dans les programmes scolaires, aussi bien au niveau du primaire que du secondaire, l’accent était mis sur la maîtrise de la langue française que celle des matières scientifiques de façon générale.

Beaucoup de maîtres français considéraient comme un délit le fait de méconnaître les règles grammaticales et les autres astuces orthographiques, mais n’étaient pas étonnés de voir l’écolier africain avoir des insuffisances dans le calcul mental parce que l’idée était largement répandue que les Noirs pouvaient être forts en lettres, mais demeuraient majoritairement médiocres dans les mathématiques.
Ceci explique que la colonisation française a produit plus de littéraires que de scientifiques de haut niveau aussi bien en AOF qu’en AEF mais le fait demeure aussi qu’un peu partout en Afrique française, les premiers hommes de lettres furent souvent des scientifiques.

L’écriture étant un don et une passion, en dépit du contexte colonial fait de violence et de mépris du colonisé, en dépit aussi des barrières mises à l’instruction des Noirs auxquels on a longtemps refusé le droit à l’enseignement supérieur, des fonctionnaires, le plus souvent de formation scientifique, s’essayèrent à la création littéraire, les uns pour flétrir le système colonial, les autres pour le vanter et avoir ses faveurs.

Ce fut le roman qui le premier attira les lettrés africains candidats à la création littéraire. Au Soudan français, les premiers hommes de lettres furent des instituteurs à l’image de Fily Dabo Sissoko. Leur formation les poussait vers un créneau en les mettant constamment en rapport avec les livres, mais surtout, fonctionnaires de l’Etat colonial, ils en subissaient les brimades et les humiliations.

Fily Dabo Sissoko, instituteur qui n’a pas beaucoup exercé, commença à écrire et à produire dès l’époque coloniale, mais son engagement politique eut un impact négatif sur son œuvre littéraire jugée ambiguë à l’indépendance, ce qui fit que celle-ci fut mise sous silence pour des décennies et ne fut à l’honneur à nouveau qu’après les événements de mars 1991.

Si l’US-RDA avait de bonnes raisons de faire oublier cette œuvre riche de plusieurs titres dont "Savane rouge" et "la Passion de Djimé", le CMLN et l’UDPM n’en avaient aucune, mais par ignorance continuèrent à la maintenir dans l’oubli. Comme écrivain de renom de la période coloniale, on ne peut cependant citer que lui parce que curieusement les hommes politiques qui luttaient pour l’indépendance ont très peu eu de l’inspiration littéraire en dépit de la formation reçue et qui les qualifiait pour cela.

Le contexte littéraire né de l’avènement du mouvement de la Négritude de la période de l’entre-deux guerres ne fut pas pour le Mali une période ayant enregistré de grands talents en matière de création romanesque et dramaturgique et il fallut attendre l’indépendance pour voir Seydou Badian Kouyaté et Massa Makan Diabaté remettre l’ouvrage sur le métier. Ces deux auteurs, qui ont commencé leur inspiration sous la colonisation, la continuèrent à l’indépendance en donnant la maturité à leur œuvre.

Seydou Badian Kouyaté en l’occurrence écrivit un roman "Kany sous l’orage" et une pièce de théâtre, "la Mort de Chaka", qui restèrent longtemps une référence dans la littérature malienne. De son côté, Massa Makan Diabaté continua au Mali une carrière littéraire commencée en France avec un livre, "Si le feu s’éteignait…" qui fit parler de lui en son temps. Il en écrivit d’autres comme "Janjon et autres chants populaires" et sa fameuse trilogie sur la vie du lieutenant de Kouta.

Dans la même période, Amadou Hampâté Bâ s’attacha à remettre en valeur les traditions orales peules et bamanan à travers des titres comme "Kaydara", "le Récit de la grande étoile" et un essai, "Tierno Bocar, le sage de Bandiagara". La consécration littéraire ne lui vint pourtant qu’avec "l’Etrange destin de Wagrin", publié sous le régime militaire.

Mais véritablement l’auteur qui a contribué à faire connaître le Mali et sa littérature fut Yambo Ouologuem avec son roman "Devoir de violence" qui obtint le prix Renaudot en 1968-1969. Le contenu de ce roman, la polémique que cela déchaîna à l’époque en plus de la personnalité de l’auteur lui-même, opposé aux canons chers à la Négritude, tout cela contribua à faire de ce livre l’événement littéraire majeur des années 1969-1970 et même au-delà.


Facoh Donki Diarra

LE MALI 50 ANS APRES

La littérature de l’indigence

La littérature malienne, 50 ans après notre indépendance ? Hum… Le sujet est probablement saugrenu. Parce que parler de littérature suppose d’abord l’existence d’un lectorat. Or, combien de fois le constat a été fait et refait ? Les Maliens ne lisent pas. De tous les pays de la sous-région, le Mali est le moins doté en librairies, bibliothèques et maisons de la culture… qui fonctionnent et sont rentables. Au Mali, nous avons pris le pli de mépriser la littérature.

Quel journaliste ou hommes de lettres n’a croisé une fois, dans sa vie, un fonctionnaire de "très haut rend » en train de se vanter de ne jamais lire ? Combien de fois vante-t-on tel "milliardaire" qui n’a jamais été à l’école. Comme s’il y avait un rapport entre la lecture et l’argent !
De différentes conversations avec les aînés, on peut résumer une chose : la littérature malienne a entamé son agonie le 19 novembre 1968 avant d’entamer une légère rémission à partir de 1991. Ne coupons donc pas les cheveux en quatre : l’amour du roman, de la poésie, de l’essai, du drame…, le produit culturel est devenu marginal avec l’arrivée du régime militaire au pouvoir.

Aujourd’hui, nous avons des professeurs d’université, des magistrats, des avocats, des ministres, des généraux qui n’ont jamais lu entièrement un seul livre de leur vie ! Et ils en sont fiers. Peu importe les conséquences dramatiques de cet illettrisme proclamé sur la marche de la nation. Pourtant, malgré les écueils, l’environnement hostile et la cherté du produit, le Mali a produit des plumes exceptionnelles.

Comment oublier le monument des lettres, Yambo Ouologuem et son "Devoir de violence", prix Renaudot. Un chef d’œuvre linguistique, une narration époustouflante et un sens de la métaphore jamais vu en Afrique francophone. Yambo Ouologuem qui a ensuite subi les foudres de rivaux jaloux, menés par le poète-président Léopold Sédar Senghor, a été littéralement sacrifié par son propre pays au point de se réfugier dans la marginalité et la procrastination.

Comment ignorer un surdoué de la trempe de Seydou Badian Kouyaté. Son œuvre la plus achevée, "Sous l’orage" est enseignée dans toutes les écoles d’Afrique et certaines des plus grandes universités du monde. Au-delà du simple conflit de générations qu’on nous raconte en 9e année fondamentale, "Sous l’orage" est un portrait de la société dans ses valeurs, ses contradictions, son honneur et son hypocrisie foncière.

Contemporain de Seydou Badian dans la politique active, Fily Dabo Sissoko, dans "Savane rouge", chronique prémonitoire, nous annonçait en filigrane, les terribles bouleversements qu’allait vivre la société malienne.

Et Massa Makan Diabaté ? Le taureau du Mandé, auteur de la trilogie qui fut de lui l’auteur le plus prolifique et le mieux inspiré de sa génération. Doté d’un inégalable sens de l’humour et maniant à la perfection un français à la sauce mandé. Feu Pascal Baba Couloubaly a mêlé lettres, sociologie et anthropologie pour nous plonger dans l’univers bamanan fait de cosmogonie et de rites initiatiques.

La littérature malienne est, en somme, une survivance tenace, le fruit d’une obstination de quelques entêtés et amoureux de belles lettres. La génération de l’indépendance avait en tête de glorifier une certaine idée de l’Afrique et du Mali, puis, Yambo Ouologuem a brisé le consensus en étalant sur la place publique les tares de nos pays. Au début des années 1980 résume l’écrivain Mandé Alpha Diarra, la littérature malienne a fait le saut de " la critique acerbe de l’échec de nos dirigeants et de tout projet de société".

L’écriture engagée est alors entrée brutalement dans la sphère politique. Nous avons une relève de qualité mais le produit livre ne se vend malheureusement pas. Moussa Konaté, Ismaïla Samba Traoré, Aïda Mady Diallo, Oumou Ahmar Traoré, sans être exhaustif, gardent le flambeau. Il faut cependant déplorer l’intrusion "d’écrivains" sans talent ni compétence, édités par complaisance ou à coups de comptes d’auteur, véritables virus de l’univers littéraire même si, il faut le noter, certains livres auto-édités peuvent se justifier.

Par contre, à la date d’aujourd’hui, on pourrait bien chercher en vain le titre d’un best-seller, édité et mis en marché au Mali.

Ousmane Sow

LITTERATURE MALIENNE

Au commencement était le verbe

La littérature malienne est intimement liée à la tradition orale d’où elle a puisé et continue de puiser toute sa sève nourricière.

Malgré le fait que le Mali dispose de peu d’industries du livre, le pays n’en demeure pas moins un espace où la création littéraire sur le support papier ou autre a rencontré beaucoup de succès.

"Au commencement, il y a eu le verbe : la parole est au Mali un art majeur. C’est d’ailleurs ce qui résume cette phrase d’Amadou Hampaté Bah : ‘En Afrique quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. La parole commence avec la palabre, ce rite qui peut asseoir un groupe d’anciens pendant un mois sous l’arbre à palabre dans le but de résoudre un conflit".

Ainsi résume Issa Coulibaly de la Bibliothèque nationale l’histoire de la littérature malienne qui, ajoute-t-il, tire ses origines de la tradition orale. La tradition orale a connu et continu de connaître au Mali des heures de gloire à travers les récits de Baba Cissoko. A en croire notre interlocuteur, Baba Cissoko, plus connu sous le nom de Djéli Baba Cissoko, est sans doute le conteur le plus célèbre du Mali de l’indépendance à nos jours.

Ses récits, qui retracent l’histoire et l’épopée de certains empires du Mali, ont servi de base pour de nombreux chercheurs ou historiens pour comprendre l’organisation, voire le fonctionnement de ces empires. Les causeries de Baba Cissoko sont écoutées avec un plaisir exquis collectif. La littérature malienne a été avant tout orale, selon Issa Coulibaly, gestionnaire de la médiathèque de la Bibliothèque nationale.

Pour lui, l’oralité a permis à chaque individu de connaître l’existence de son peuple et la généalogie de ses ancêtres. Grâce à la littérature orale, il a été possible de retracer l’épopée des héros de l’empire du Mali. La littérature orale est source d’inspiration pour les écrivains maliens puisqu’elle véhicule la culture et la civilisation.

Les thèmes les plus fréquents de la littérature écrite malienne sont la vie quotidienne, la culture, les contes et les épopées. De nombreux écrivains ont contribué aux lettres de noblesse de la littérature malienne. Parmi eux, Amadou Hampaté Bah qui a consacré sa vie à décrire les traditions culturelles du Mali. Ses livres les plus connus sont "l’Etrange destin de Wangrin", "Amkoullel, l’enfant peulh", "Oui mon commandant".

Les œuvres d’Issa Baba Traoré dépeignent encore la culture malienne mais de façon plus engagée. Aujourd’hui, Moussa Konaté ("le Prix de l’âme, ils ont assassiné l’espoir"), est considéré comme le plus contemporain des écrivains.

Dans des romans, poèmes et pièces de théâtre, il dissèque les problèmes de la société, le poids des traditions et milite pour la condition des femmes. Il a écrit également plusieurs romans policiers dont "l’Empreinte du renard", paru aux éditions Fayard Noir où le commissaire Habib mène une enquête en pays Dogon. En 2006.

Ibrahim Aya avec "Les larmes du Djoliba" sur la vie quotidienne et Ousmane Diarra qui s’investit dans la littérature pour enfants avec plusieurs nouvelles, contes et romans dont le plus célèbre est "le Vieux lézard" qui relève plutôt de divertissement, sont deux plumes respectées au sein de la nouvelle vague des écrivains maliens.

Les femmes ne sont pas demeurées en reste dans la création artistique littéraire au Mali. Adame Ba Konaré avec "le Dictionnaire des femmes célèbres" (1992), "l’Os de la parole" (2000) et "Parfums du Mali dédié aux femmes" est l’écrivaine la plus productive de tous les temps du pays. Ses écrits sont de chefs d’œuvre qui contribuent au rayonnement de la littérature nationale.

Denis Koné

YAMBO OULOGUEM, ECRIVAIN

Premier lauréat africain du Renaudot

Alors que beaucoup de romanciers négro-africains chantaient la douceur de la terre mère et les valeurs de la Négritude, Yambo Ouologuem, dans "Devoir de violence", renvoie une image de l’Afrique qui ne rentrait pas dans les canons exigés par les besoins idéologiques de la décolonisation. C’est pourquoi, selon des spécialistes de l’écriture, il a été accusé d’un certain plagiat pour ne pas avoir mis des passages entre guillemets, qui ne sont pas d’ailleurs de sa faute.

Quarante-deux ans après le sacre de son 1er roman au prix Renaudot, "Devoir de violence" de l’écrivain, Yambo Ouologuem, reste toujours d’actualité dans le monde de la littérature malienne et africaine.
" Devoir de violence" a fait sensation dès sa parution en 1968. Et M. Ouologuem a été le premier romancier malien à recevoir le prix Renaudot. Selon Ibrahim Sadio Cissé, professeur de littérature, "le succès ne sera pas de longue durée et le roman fut retiré de la vente".

En Occident, au moment où il commençait à savourer sa récompense l’intellectuel malien a été accusé de plagiat. Maîtrisant la langue de bois, Ouologuem a pris soin d’utiliser tout ce qu’il fallait pour que l’ouvrage soit à la hauteur des attentes.

Quelle ne fut sa surprise d’apprendre, selon M. Cissé, qu’il aurait utilisé, sans les indiquer "selon les règles de l’art, des références appartenant à des auteurs". Saisi, l’écrivain, s’est bien défendu avec des arguments solides. Il affirmait alors avoir utilisé des guillemets pour ces citations. C’est la maison éditrice, "Le Seuil" à en croire notre interlocuteur, qui les aurait ôtés sans concertation préalable.

Pour quelle raison a-t-il été accusé de plagiat ? Les arguments ne tiennent pas. Selon les explications fournies par Nabo Sène, "Devoir de violence" est un roman qui dérange le déroulement de l’histoire africaine telle qu’elle a toujours été racontée et enseignée.

A travers l’histoire fictive de l’empire du Nakem et de la dynastie des Saifs, des rois mi-juifs, mi-musulmans mais complètement fétichistes, l’auteur, à ses dires, décrit une histoire africaine où la féodalité ne débouche pas sur une renaissance mais directement sur une période affreusement barbare et sanguinaire. Elle est marquée par l’esclavagisme sous toutes ses formes : de l’asservissement moral et physique au commerce humain (…)

Acharnement

Bref, la dynastie des Saifs et le personnage de Saif ben Isaac El Heit sont des modèles que Yambo Ouologuem met en scène pour montrer que l’histoire de l’Afrique pré-coloniale n’est pas jalonnée que de personnages mythiques. "Il n’existait pas que des Soundjata Kéita et des Chaka ou alors il faudrait remettre en question leur histoire et les récits connus de leurs vies". "Devoir de violence" représente alors une révision de l’histoire africaine, ce qui, conclut-il, en a indisposé plus d’un.

Ouologuem fait dire à ses personnages que les guerres tribales, l’esclavage et la corruption étaient répandus en Afrique bien avant le fait colonial. De même, bien qu’imaginaire, le destin de l’empire du Nakem est proche de celui d’Etats et d’empires africains ayant réellement existé : guerres, alliances, dislocation, disparition. Une permanence des événements qui rend "Devoir de violence" intemporel.
" L’ouvrage de Yambo Ouologuem était, en 1968, en parfaite contradiction avec la littérature africaine peu militante de l’époque.

Après les indépendances il était de bon goût de magnifier l’Afrique. Le ton parodique employé pour décrire un empire africain était donc à l’opposé de la poésie senghorienne et du politiquement correct", affirme M. Sène. La cruauté des Saifs était aussi dramatiquement différente de l’épopée de Soundjata.

Plagiat, parodie historique trop dérangeante ? Cette polémique n’empêchera pas ce chef-d’œuvre de la littérature négro-africaine de devenir un ouvrage fondateur. Pour l’écrivain, "Devoir de violence" restera dans les annales en raison de l’audace des thèmes abordés mais surtout par l’acuité de leur actualité.

Mais si le livre a été censuré en France, il est devenu un roman étudié dans le monde entier. On doit saluer cette réédition aux éditions "Le Serpent à Plumes" en 2003. Né le 22 août 1940, à Bandiagara, dans le pays Dogon, Yambo Ouologuem a suivi des études de lettres et de philosophie en France.

Amadou Sidibé

Sans être la plus rayonnante, la littérature malienne a su marquer son territoire.

L’essor de la littérature malienne se mesure à l’aune de l’indépendance du pays. De 1960 à 1968, 12 auteurs maliens ont publié 18 œuvres auxquelles se greffent les deux dernières œuvres de Fily Dabo Sissoko qui ne parurent qu’en 1970, soit 6 ans après sa disparition.

Les 2/3 de la production sont éditées en France. Les deux premières publications maliennes en langue française sont : "Koumi Diossé", un héros d’Issa Baba Traoré (1962) et "Si le feu s’éteignait" de Massa Makan Diabaté (1967).

Parmi les premiers auteurs il convient de préciser ceux qui sont considérés comme les figures tutélaires de la littérature malienne et qui se sont bien illustrés dans les années 1950. Il s’agit d’Amadou Hampâté Bâ, Seydou Badian Kouyaté et Fily Dabo Sissoko. A ceux-ci, on peut ajouter Ibrahima Mamadou Ouane malheureusement oublié aujourd’hui.

Cette période a été également marquée par des auteurs comme Yambo Ouologuem dans "Devoir de violence", prix Renaudot, Mamadou Gologo avec ses deux recueils "Mon cœur est un volcan" (1961), "Tornade d’Afrique" (1966) et son roman "le Rescapé de l’Ethylos" (1963).

De 1969 à 1978, c’est la période de l’inflation de la production littéraire malienne avec en prime 50 œuvres éditées soit une moyenne de cinq œuvres par an contre deux pour la période précédente. Par la suite de nouvelles figures littéraires vont émerger comme Abdoulaye Ascofaré, Albakaye Ousmane Kounta, Nagognouma Urbain Dembélé.

Signe de la vitalité littéraire de l’époque, trois grands prix littéraires seront décernés à des auteurs maliens en l’occurrence Massa Makan Diabaté en 1971 pour "Janjo et autres chants du Mali", Amadou Hampâté Bâ en 1974 pour "l’Etrange destin de Wangrin" et Aoua Kéita dans son récit autobiographique intitulé "Femme d’Afrique".

Les années 1980 et 1990 seront animées par plusieurs auteurs engagés comme Mamby Sidibé, Ibrahima Ly, Gaoussou Diawara, Pascal Baba Couloubaly, Mandé Alpha Diarra et autres. Avec l’avènement de la démocratie, la production littéraire va s’amplifier davantage avec la multiplication des parutions.

La littérature malienne aura connu une participation parcimonieuse des femmes. Sur 106 auteurs répertoriés, on ne comptait que 9 encore en 2004, dont Mme Adame Ba Konaré. Les premières plumes furent Aoua Kéita (1975) et Shaïda Zarumey (1982). Il a fallu attendre 1994 pour la première romancière Aïcha Fofana qui publie "Mariage on copie" qui sera suivie par Aïda Mady Diallo dans "Kouty mémoire de sang". D’autres femmes à l’image de M’Bamakan Soucko et Diop Khady Guèye vont publier un ouvrage collectif "Nouvelles d’ici".

Moussa Camara

(stagiaire)

Les Echos du

15 Octobre 2010

 

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