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  Soir de Bamako
Libéré le lundi, Sjaak Rijke a déclaré à sa sortie d’audience avec IBK, hier : « Je suis content d’être libre »

L’otage néerlandais, Sjaak Rijke, 54 ans, libéré lundi par l’armée française après près de trois ans et demi de captivité dans le nord du Mali est arrivé hier mardi à Bamako aux environs de 11h30. Il a été accueilli à l’aéroport de Bamako-sénou, en provenance de Gao, par des officiels maliens notamment Hamadoun Konaté, Ministre de la Solidarité et de l’Action Humanitaire et Sada Samaké, Ministre de la Sécurité Intérieure, ainsi que des diplomates néerlandais et français. Puis, il fut conduit au Palais de Koulouba où il a été reçu par le Président Ibrahim Boubacar Kéita. Il était accompagné de son épouse, Tilly Kettner, qui avait pris lundi un avion pour joindre Bamako et retrouver son mari.

A sa sortie d’audience, Sjaak Rijke a déclaré à la presse qu’il se “porte bien, je n’ai pas été tout le temps maltraité. L’intervention des militaires français était très risquée. Je les remercie. Je suis content d’être libre”.
D’après des médias néerlandais citant le Ministère néerlandais des Affaires Étrangères, M. Rijke devrait rentrer dans son pays hier mardi dans la soirée. Des médias néerlandais ont également rapporté que l’épouse de l’ex-otage, Tilly Kettner.
Sjaak Rijke avait été enlevé à Tombouctou (nord-ouest du Mali) le 25 novembre 2011 par un groupe d’hommes armés, sur la terrasse de son hôtel, avec plusieurs autres Occidentaux. Il était aux mains d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui avait diffusé en novembre 2014 sur internet une vidéo dans laquelle il s’exprimait à l’occasion de son 1000è jour de détention.

M. Rijke a été libéré lundi à l’aube par des soldats des forces spéciales françaises lors d’une opération près de Tessalit, dans une région désertique de l’extrême nord-est du Mali, selon les autorités françaises.
Selon le porte-parole de l’état-major de l’armée française, le Colonel Gilles Jaron, les forces spéciales françaises sont intervenues en sachant que des éléments armés détenaient potentiellement un otage. Elles n’avaient pas de certitude sur l’identité de cette personne, y compris sa nationalité, mais savaient que celle-ci avait une "haute valeur" pour le groupe armé, qui avait un "comportement étrange" et "cherchait à protéger quelqu’un", a expliqué le Colonel Jaron à Paris.

"L’otage était détenu dans un endroit loin de tout, dans une zone désertique. (...) Cela a nécessité des moyens d’infiltration assez sophistiqués pour amener l’équipe d’assaut au plus près", avait de son côté raconté lundi le général Grégoire de Saint-Quentin, chef du Commandement des Opérations Spéciales (Cos), à la radio française Europe 1.

Moussa TOURÉ
Le Soir de Bamako du 08 Avril 2015

 

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